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Spasmophilie

Spasmophilie, Système nerveux

Les vertiges

LES VERTIGES


 

Les vertiges sont un symptôme angoissant et paralysant, il s’agit d’un trouble du système de l’équilibre, le « système vestibulaire » qui donne une illusion de mouvement de l’environnement immédiat par rapport à la personne qui en est atteinte.

 

Le mouvement ressenti est le plus souvent circulaire, mais il peut aussi s’apparenter à un basculement du sol et du plafond ou même à une sensation de chute.

 

Parfois, la sensation est si forte qu’elle peut causer des nausées, vomissements, une perte d’équilibre, sueurs, baisse auditive, baisse de la vision, maux de tête, faiblesse musculaire…

 

Cela peut durer quelques minutes, ou plusieurs heures de façon isolée ou répétée. Dans ce dernier cas, il est alors important de vérifier plusieurs causes tels que la pression artérielle, un système immunitaire affaiblie (rhume, grippe, congestion des sinus…), une anxiété trop importante, une hypoglycémie, migraine avec aura, effet secondaire d’un médicament, une maladie de Ménière, POTS etc… et bien sûre de vérifier auprès d’un ORL le canal auditif.

 

Ainsi il n’existe pas une cause possible, mais plusieurs qui est propre à chacun.

 

Il est intéressant de noter les moments de vertiges dans un journal avec les symptômes accompagnés. On peut se rendre compte que les vertiges s’accentuent plutôt le matin, ou le soir, au levée, après les repas… L’objectif est de comprendre les facteurs qui les ont provoqués, afin de pouvoir les éviter dans le futur.

 
 
 

QUELQUES RECOMMANDATIONS ALIMENTAIRES

 

  • Boire de l’eau. Une déshydratation provoque et peut aggraver des vertiges. Possibilité d’ajouter du jus de citron frais qui peut hydrater rapidement le corps et offre un sentiment d’énergie et de fraîcheur instantanée.

 

  • Boire des tisanes de gingembre. Elle stimule la circulation sanguine vers le cerveau et d’autres parties du corps, ce qui permet de réduire l’intensité de vertiges.

 

  • Une carence en magnésium est une cause sous-jacente de vertige. Le magnésium est un minéral essentiel pour équilibrer le système nerveux et musculaire. Les aliments qui sont riches en magnésium sont les noix, les amandes, les haricots secs, les lentilles, les céréales complètes, le cacao, certains poissons et crustacés, eau en bouteille…

 

  • Augmenter l’apport alimentaire en acides gras essentiels et de poisson gras pour aider à réduire l’inflammation et augmenter la circulation des micro-capillaires des oreilles. Les aliments qui sont riches en acides gras essentiels comprennent le poisson type maquereau, anchois, saumon, sardine, alose, thon…, les graines de lin, les noix, les amandes, les graines, les avocats, huiles végétales…

 

  • Réduire les graisses saturées dans l’alimentation pouvant promouvoir la congestion circulatoire et provoquer un blocage. Les aliments tels que les huiles rances, frits et les aliments gras, les frites, les pâtisseries industrielles, la margarine, à vérifier chaque plats préparés ou biscuits si présence de graisses hydrogénées, partiellement hydrogénées, graisses trans, les graisses insaturées : huile de palme, de tournesol, de maïs, de soja…

 

  • Augmenter l’apport en antioxydants dans l’alimentation comme les baies, raisins secs, myrtille, pruneau, ail, chou, fraise, épinard, prune, brocoli, betterave…

 

  • Avoir une glycémie stable en privilégiant les aliments à IG bas à moyen et diminuant les aliments à IG élevé (surtout à jeun) : céréales raffinées et farines blanches (pain blanc, viennoiseries, plats cuisinés, céréale du petit déjeuner), riz blanc, sucre blanc, pommes de terre…

 

  • Vérifier s’il y a une intolérance ou sensibilité alimentaire.

 

  • Surveiller s’il y a rétention d’eau dans l’organisme.

 

  • Diminuer l’alcool et la caféine. Arrêter de fumer. Ces substances altèrent la pression sanguine pouvant provoquer des vertiges.

 

  • Et bien sûre… Eviter le stress au quotidien.

 
 

LA COHERENCE CARDIAQUE

 

La profonde respiration est l’un des meilleurs moyens pour faire face aux vertiges, elle permettra de fournir une quantité suffisante d’oxygène au cerveau, qui à son tour va détendre le système nerveux et réduire les étourdissements.

 

Pour débuter cette pratique on se met dans un endroit calme et on se recentre sur sa respiration.

 

On compte dans sa tête cinq secondes sur l’inspiration et on expire cinq secondes sur l’expiration. Une minute suffit pour ressentir des résultats et se sentir plus détendue. L’idéal étant de faire l’exercice sur cinq minutes.

 

Il est possible au départ de ne pas tenir ces cinq secondes, ne vous inquiétez pas, cela viendra avec l’expérience.

 

Une fois bien en main l’exercice, vous pouvez la pratiquer n’importe où : chez vous, au bureau, dans la voiture, dans les transports en commun, dans une file d’attente…

 

Que cela soit de temps en temps, ou lors d’une apparition de crise ou bien plusieurs fois par jour.

 

Fatigue, Spasmophilie, Système musculaire, Système nerveux

Le magnésium

LE MAGNESIUM


 

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Participant à plus de 300 réactions métaboliques, le magnésium est un minéral essentiel au bon fonctionnement de l’organisme.

 

Il agit en association étroite avec le sodium, le potassium et le calcium, avec lesquels il doit rester en équilibre dans l’organisme.

 

On retrouve environ 50% du magnésium de l’organisme dans les os et les dents, le reste se situant dans les muscles, le foie et autres tissus mous. Le magnésium est éliminé par les reins.

 

Surtout connu pour son action sur le stress et sur l’équilibre nerveux et musculaire, le magnésium possède aussi de nombreux rôles. Par exemple :

 

  • Il participe au métabolisme des glucides et des lipides.
  • Il participe à la synthèse des protéines.
  • Il favorise l’action des messagers chimiques cérébraux.
  • Il favorise aussi la croissance, la mémoire, les mécanismes de défense immunitaire, la solidité de l’émail des dents, le transit intestinal.
  • Il est nécessaire au bon fonctionnement des cellules.

 

Carence en magnésium

 

Une carence peut-être due à une insuffisance d’apport en cas de mauvaise alimentation (type snack par ex), de restriction alimentaire (régime), de restriction des aliments riches en magnésium, ou de trouble de l’absorption intestinale (comme la maladie coeliaque).

 

Le stress est une autre cause possible de carence car les hormones dites du stress (comme le cortisol) augmentent la fuite du magnésium au niveau rénal. En réalité on devrait plutôt parler des stress plutôt que du stress car il peut s’agir :

 

  • D’un stress physique dû à un entraînement ou une compétition sportifs ou déclenché par une maladie ou une opération.
  • D’un stress émotionnel intense comme lors d’un accident ou de la perte d’un être cher.
  • D’un stress auditif : bruit intense et répétitif…
  • D’un stress de la vie courante : pression professionnelle, soucis familiaux…
  • Il peut s’agir également d’un stress dû au rythme de vie : levé rapide du matin, stress des trajets dans les embouteillages et parfois activités trop importantes dans la journée…

La carence en magnésium peut être due également à une plus grande élimination rénale suite à certaines affections rénales ou en raison d’une forte consommation d’alcool. Prudence en cas d’insuffisance rénale grave, dans ce cas le magnésium est contre-indiqué.

 

Les signes de carence

 

  • Troubles nerveuxshutterstock_198047468
  • Insomnies
  • Faiblesse musculaire
  • Crises tétaniques
  • Tremblements
  • Fatigue
  • Maux de tête
  • Spasmophilie
  • Fourmillements
  • Inflammations
  • Irritabilité
  • Vertiges
  • Crampes

 

Les sources du magnésium

 

Notre organisme ne peut pas se passer de ce précieux ingrédient, dont le stock doit être sans cesse renouvelé. Heureusement il nous est fourni par l’alimentation. On en trouve dans les noix, les amandes, les haricots secs, les lentilles, les céréales complètes, le maïs, certains poissons et crustacés.

 

Le magnésium est également apporté par l’eau de boisson, notamment certaines eaux minérales type Hépar.

 

Pour être sûre d’absorber suffisamment de magnésium chaque jour, la meilleure solution consiste à intégrer dans l’alimentation quotidienne ses aliments.

 

Bizarrement l’absorption est plus importante lorsque l’apport en magnésium est faible. Cela signifie donc que la dose totale de magnésium doit être répartie dans la journée et non apportée en une seule fois.

 

D’une manière générale, les aliments complets contiennent deux fois plus de magnésium que les aliments raffinés.

 

Aujourd’hui les aliments raffinés (pain blanc, pâtisseries, sodas, confiseries, plats industriels…) ont pris une place prépondérante dans notre alimentation. Or, ces produits obligent l’organisme à puiser dans ses nutriments disponibles (particulièrement le magnésium) pour mener à bien leur assimilation. Lorsque l’on boit beaucoup de sodas, l’élimination rénale du magnésium est intensifiée par le phosphore contenu dans ces boissons. Une consommation trop importante et régulière d’alcool aboutit au même résultat.

 

Les apports nutritionnels recommandés sont pour la population française de 6mg de magnésium par kilo et par jour, soit :

 

  • pour une femme de 55kg : un apport de 330mg par jour
  • pour un homme de 70 kg : apport de 420mg par jour

Il est possible d’augmenter l’apport pour les adolescents en forte croissance, pendant la grossesse /allaitement, ménopause, situation de stress intense et répétée, exercice physique intense, consommation importante d’alcool, régime alimentaire trop riche en sucres…

 

En complément alimentaire, pas de magnésium sans vitamine B6 et Taurine pour en améliorer l’assimilation. Moins connue, il existe une synergie naturelle entre la silice colloïdale et le magnésium. Surtout lorsque les effets bénéfiques du magnésium diminuent au bout de quelques semaines. Pour un meilleur résultat, la silice colloïdale peut aider.

Grâce à ses propriétés semi-conductrices, elle optimise la répartition corporelle du magnésium en favorisant les échanges membranaires. Dans le même temps, elle stimule l’élimination rénale du magnésium non utilisé. Le taux de magnésium obtient donc une meilleure distribution et élimination de l’excédent.

 

Prudence, il est recommandé d’éviter de prendre de fortes doses de magnésium pendant longtemps, car cela peut entraver l’assimilation du calcium et du phosphore. Les rapports entre tous ces métaux ne sont alors plus respectés.

Spasmophilie, Système musculaire, Système nerveux

La spasmophilie

LA SPASMOPHILIE


 

Spasmophilie, un nom grec signifiant « affinité pour les spasmes ». Drôle d’affinité, n’est-ce pas ?

 

Ce terme n’existe qu’en France, au Québec et en Belgique. A l’internationale, on parle d’attaque de panique ou de « latent tetany » alors que seulement 10% des spasmophiles ont des crises de tétanie.

 

La spasmophilie est une hyperexcitabilité neuromusculaire entraînant des crises espacées par des intervalles plus ou moins longs, voir au quotidien, accompagnés d’une affection-carrefour, où se mêlent un facteur psychologique héréditaire (grande émotivité, anxiété), des facteurs métaboliques (troubles calciques) et des facteurs acquis (surmenage stress…).

 

Elle se manifeste par de nombreux symptômes :

 

  • Musculaire : crampes, fourmillements dans les jambes, les bras, les mains et le visage, contracture, crispation, tics des paupières, douleurs neuromusculaires du dos et de la nuque, sensation de fourmillements au niveau des lèvres, du menton, des extrémités, tremblements…
  • Psychologique : peur de sortir, trouble de l’humeur, sensation de boule dans la gorge, gêne respiratoire, manque d’air, oppression, agoraphobie, claustrophobie…
  • Digestif : aérophagie, brûlures d’estomac, spasmes douloureux des intestins, diarrhée ou constipation, douleurs du bas ventre, spasmes digestifs, intestinaux, crampes à l’estomac, nausée…
  • Divers : fatigue, troubles du sommeil, maux de tête, flou visuel, palpitations, tachycardie, trouble de la mémoire…

Soyez prudent, ces symptômes ne sont pas spécifiques et peuvent correspondre à de nombreuses pathologies.

 

COMMENT SAVOIR SI JE SUIS SPASMOPHILE ?

 

Alerté par les résultats d’un premier interrogatoire, le médecin procède à des examens cliniques qui objectivent l’hyperexcitabilité neuromusculaire par :

 

  • Le signe de Chvostek : contracture, réflexe de la commissure des lèvres lors de la percussion de l’arcade zygomatique.
  • Le signe de Trousseau : la pose d’un garrot veineux pendant une dizaine de minutes provoque une contracture typique du membre : la main se crispe, fléchit sur l’avant-bras, qui se recroqueville sur le thorax. Il s’agit alors d’une crise de tétanie localisée.
  • Le signe de Weiss : contraction réflexe de la paupière lors de la percussion de l’apophyse externe de l’orbite.
  • Le signe de Lust : dorsiflexion du pied lors de la percussion du nerf sciatique poplité externe, au niveau de la tête du péroné.
  • L’épreuve hyperpnée : une hyperventilation provoquée de trois minutes accentue les réflexes précédemment décrits, en particulier le signe de Trousseau.

 

Des symptômes peuvent être également détectés par l’électromyogramme et des examens biologiques peuvent être complémentés tels que le calcium, vitamine D, phosphore, magnésium

 

Bien que très importante, la découverte d’une carence minérale n’explique pas la cause de la pathologie, dont l’origine se situe plus dans la capacité d’absorption à travers la membrane cellulaire, qui semble être modifiée chez les spasmophiles.

 

 

QUE FAIRE ?

 

Il est certain que les tranquillisants, les hypnotiques, les antidépresseurs, les neuroleptiques, les sédatifs, les psychostimulants ne seront jamais la solution, au risque de développer d’autres effets secondaires non négligeable en plus de la spasmophilie.

 

La spasmophilie est un déséquilibre dans la réserve minérale en particulier entre le magnésium et le calcium. Mais aussi le potassium qui peut être impliqué dans ce déséquilibre et peut ainsi régulariser les flux de tous les autres sels minéraux.

 

Ainsi, la supplémentation en magnésium est une solution importante pour combattre la spasmophilie et intervient sur l’hyperexcitabilité musculaire, ainsi que le calcium et le potassium. La vitamine B6 soutient le métabolisme de la sérotonine, et l’absorption cellulaire du magnésium.

 

La prêle est également une base incontournable, la silice de la plante va favoriser la fixation du magnésium, du calcium et du phosphore.

 

On pourra y adjoindre selon les cas, la passiflore en cas de nervosité excessive avec anxiété facile. Ou bien la valériane en cas d’insomnie associée.

 

La spasmophilie est également aggravée par un fonctionnement digestif perturbé. On pense souvent que la spasmophilie favorise la colite. Mais l’inverse peut être également vraie : une inflammation du côlon rend plus fragile et plus vulnérable au niveau du système nerveux. Une bonne alimentation est primordiale. Par exemple, les glucides ont leurs rôles à jouer. L’élévation du taux de sucre dans le sang interfère avec la mise à disposition de certains neurotransmetteurs et du magnésium, qui contribuent au bon fonctionnement du système nerveux.

 

A côté d’un programme nutritionnel, il est très utile d’accompagner un exercice physique et/ou créatif, un sommeil de qualité, des horaires réguliers, une vie calme sans stress, des massages pour détendre les muscles…

 

C’est pourquoi on ne peut pas étudier une maladie si l’on ne tient compte que d’une structure. Il faut prendre en charge l’ensemble des symptômes dans sa globalité physique, psychique, nerveux, métabolique, digestif… La spasmophilie est un syndrome dont les causes sont multifactorielles.