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Système digestif

Alimentation, FODMAP, Système digestif

Intolérance au lactose

L’INTOLERANCE AU LACTOSE


 

Voici une intolérance alimentaire des plus fréquentes : celle au lactose. A ne pas confondre avec l’allergie aux protéines de lait, plus rare et grave.

 

L’intolérance au lactose est l’incapacité de l’organisme à digérer le lactose, sucre présent dans le lait.

 

Elle résulte d’une insuffisance en lactase, une enzyme qui permet la digestion du lactose.

 

Cette enzyme est présente chez tout le monde durant l’enfance, mais, chez certaines personnes, la production diminue à l’âge adulte. L’assimilation du lactose se retrouve alors réduite.

 

Les symptômes se présentent généralement de 30 minutes à 2 heures après la prise d’un produit lacté.

 

Le lactose, mal digéré par les entérocytes (cellules de l’épithélium intestinal), s’accumule dans le gros intestin et provoque divers symptômes dont :

 

  • ballonnement
  • colique
  • diarrhée
  • crampes abdominales
  • spasmes & douleurs
  • flatulence en excès
  • céphalée
  • eczéma
  • trouble ORL, rhinite à répétition…

 

Sans oublier que cela peut accentuer le syndrome du côlon irritable, les bactéries du côlon métabolisent le lactose avec production de gaz accentuant le météorisme.

 

Pour que les symptômes d’une malabsorption surviennent, la quantité de lactose ingérée doit dépasser le taux de lactase restant de manière suffisante pour occasionner des troubles.

 

Le lactose excédentaire reste ainsi dans le tube digestif et est métabolisé par certains germes avec production de gaz et de certains composants expliquant les symptômes.

 

La sévérité des symptômes varie selon l’importance du déficit en lactase, de la quantité de lactose ingéré et selon que le produit lacté est pris ou non en même temps qu’un autre aliment.

 

En effet, pour être mieux tolérés, le lait et les produits laitiers doivent être consommés au sein d’un repas et combinés à d’autres aliments riches en protéines, en fibres et en lipides.

On déconseille de consommer les aliments sources de lactose à jeun ou en prise isolée.

 

Ce taux de lactase varie fortement d’un individu à l’autre. La tolérance est propre à chacun.

 

Actuellement, il n’existe pas de solution contre l’intolérance au lactose. Mis à part la prise de comprimés de lactase, permettant une meilleure absorption et une diminution voir disparition des symptômes. Elles sont en vente libre, cela dit on déconseille une prise quotidienne, mais pouvant être utile lors de repas de famille, d’invitation entre amis… ou lors d’exception. Ces comprimés ne sont d’ailleurs pas efficace pour tout le monde. Il vaut mieux réaliser un test au préalable à la maison.

 

Les personnes souffrant d’intolérance doivent ainsi éviter de consommer du lactose dans des quantités qui excèdent leur capacité d’absorption. Pour certaines personnes, il s’agira de zéro produits laitiers selon les symptômes. Pour d’autres, la tolérance sera de 1 ou 2 yaourts par semaine de façon espacé ou la préférence aux fromages à pâte dures.

 
 

Repérer son intolérance & son seuil de tolérance

 

Plusieurs phases de test s’imposent selon les résultats.

 

La première : une éviction totale durant 15 jours à 3 semaines.

 

La seconde, si vous n’êtes pas sûre que l’éviction a été bénéfique pour vous : reprise des produits laitiers au quotidien. Puis posez-vous la question, est-ce que vos symptômes sont revenus ? Ou remarquez-vous aucune différence ?

 

Si vous ne remarquez pas de différence avant/après l’éviction, il est probable que vous ne souffrez pas d’intolérance au lactose.

 

Si en revanche, vous remarquez que vos symptômes ont disparu durant l’éviction et que votre état s’est dégradé durant la reprise des produits laitiers, il est fort probable que vous souffrez d’intolérance au lactose. On passe alors à l’étape 3.

 

Troisième phase : Il faut maintenant déterminer votre seuil de tolérance aux produits laitiers.
Il s’agit alors de renouveler une éviction courte de quelques jours jusqu’à ce que vos symptômes disparaissent pour apaiser votre organisme et afin d’écouter vos symptômes.

 

Vous allez reprendre très progressivement une consommation de produits laitiers.
Par exemple, en consommant 1/2 yaourt ou une tranche de fromage ou 1/4 de verre de lait.

 

Pour les personnes les plus sensibles, on recommande même seulement 1 g de lactose lors d’un repas.

Patientez un minimum de 48h avant un nouveau test.

 

Augmentez progressivement le dosage jusqu’à reconnaitre le début de vos symptômes : flatulence en excès ? céphalée ? nez bouché ? spasme intestinaux ? STOP, il s’agit de la dose maximale que vous pouvez tolérer !

 

A titre d’information, lors d’une intolérance légère, la dose de 12 grammes de lactose est acceptable en règle générale. Alors que lors de victime de dysbiose, d’intestin irritable, etc. une dose de 2 grammes sera plus acceptable.

 

A chacun de trouver sa tolérance personnelle !

 
 

Les sources de lactose

 

  • Beurre
  • Petit lait
  • Fromage
  • Fromage blanc
  • Crème fraiche, béchamel
  • Crème glacée, anglaise, chantilly
  • Lactosérum
  • Lait de vache, brebis ou chèvre
  • Lait condensé, caillé de lait
  • Poudre de lait
  • Yaourt
  • Kéfir de lait
  • Chocolat au lait

Un yaourt peut contenir entre 10 à 15gr de lactose contre 0,06gr pour une cuillère de beurre qui contient seulement des traces de lactose.

 

En règle générale, les yaourts et laits fermentés ainsi que les fromages à pâte dures, sont mieux tolérés, car le lactose y est déjà partiellement hydrolysé par les bactéries. La fermentation transforme le lactose en acide lactique parfaitement assimilable sans que l’organisme ait besoin de lactase.

 

D’où pourquoi, les fromages à pâte dure contiennent très peu de lactose que les fromages à pâte molle. Préférez ainsi le comté, le parmesan, le gruyère…

 

En somme, il faut se méfier des traces de lactose, restreindre son apport, et surtout respecter sa propre tolérance.

 

On peut en tirer du positif car cela apprend à se connaître personnellement et à respecter la capacité de son propre organisme. Celui-ci ne travaille pas tout seul mais avec vous ! 💪

Alimentation, Bien-être, Système digestif

Le profilage alimentaire

LE PROFILAGE ALIMENTAIRE

c’est quoi ?


 

Certains d’entres vous auront entendu parler du régime sans gluten, sans produits laitiers, du régime paléo, du régime crétois, du régime pauvres en sucres, pauvres en glucides, vegan, régime gaps, cétogène…

 

Il y a de quoi perdre la tête, n’est-ce pas ?

 

A chaque lecture, il est possible de se dire que l’on a trouvé enfin la solution et qu’il faut absolument essayer ! Sauf que non, ce n’est pas si simple.

 

Chaque personne est différente et unique. Un programme alimentaire doit être adapté à ses besoins particuliers selon les symptômes ressentis.

 

Des personnes tolèrent très bien un aliment et pas un autre. Il peut même y avoir des réactivés multiples et diverses. Une sensibilité accrue qui se reflètent tout autant au niveau alimentaire que physique.

 

Parfois il n’existe pas de logique, mais on écoute son organisme, ses symptômes, ses ressentis. Ce n’est pas toujours simple de les détecter et il s’agit d’un travail de longue haleine.

 

Il existe des outils pour cela, par exemple, l’anamnèse en naturopathie (un questionnaire approfondi) aide énormément à connaitre les points forts et les points faibles de chacun afin de mieux déterminer les solutions naturelles possibles.

 

Et si on allait plus loin ?

 

Depuis 2017, je suis référente en audits nutritionnels et profilage alimentaire selon Taty Lauwers suite à une formation exactement appelée Alimentation Ressourçante selon Taty Lauwers (A.R.T.).

 

L’A.R.T. a pour but de déterminer quelle alimentation peut soutenir le mieux une personne à un moment donné de sa vie, compte tenu de son profil profond et de ses objectifs.

 

Le profilage alimentaire, c’est partir à la recherche de votre profil nutritionnel personnel, c’est-à-dire votre nature profonde en nutrition, pour découvrir l’alimentation la plus adaptée pour vous ressourcer.

 

Il s’agit d’une série d’outils supplémentaires permettant de définir l’état organique actuel et le profil nutritionnel de chacun pour déterminer l’approche nutritionnelle à suivre.

 

Cela demande à remplir plus de tests, plus de questionnaires et avoir beaucoup de connaissances sur l’alimentation et ses différentes techniques dans l’objectif de trouver son profil alimentaire.

 

Non seulement, je dirais qu’il faut avoir la capacité à se remettre en question sur l’alimentation moderne et savoir qu’il n’existe pas de modèle «unique » et « parfait » comme on pourrait le penser suite à certaines lectures d’alimentation « healthy » très généralisés.

 

Un profil alimentaire peut ne pas être adapté à une autre personne. En d’autres termes, tous le monde ne peut pas être vegan, ou suivre un régime paléo, cétogène, etc. Il faut écouter son organisme et repérer ce qu’il ne va pas pour modifier son alimentation et trouver le chemin qui pourra potentialiser son capital santé naturellement par l’alimentation, notre carburant. Idem la voie que l’on a trouvé pour aujourd’hui ne sera peut-être pas la même pour demain.

 

Savoir s’écouter et se remettre en question.

 

Taty Lauwers avec un regard rigoureux et beaucoup d’humeur décode les vérités et contre-vérités de l’alimentation.

 

 

 

Avant même que je commence la formation, j’avais lu tous les topos de Taty Lauwers. Je conseille à 100% ses lectures. S’il s’agit pour vous d’une découverte, commencez par le topo « Nourritures vraies ». Lors de la lecture, Taty Lauwers saura vous donner quelques conseils particulièrement intéressants à suivre et d’autres pistes si vous souhaitez aller plus loin.

 

D’autres topos existent sur des sujets plus pointus tels que la dysbiose, l’inflammation chronique, la glycémie instable, le burn out, l’épuisement, la fatigue chronique, l’hypersensibilité chimique, l’hyperactivité, les « canaris de la modernité », etc.

 

Chaques topos renferment de multiples informations qui pour un professionnel va demander des recherches plus pointues afin de mieux conseiller. J’ai réalisé la formation avec Gabriella Tamas à Angers dont je conseille aussi à 100%. Je profite pour dire que cette formation est passionnante comme je les aime, vivante et remplis d’expériences enrichissantes, en petit comité pour mieux conseiller chacun d’entre nous. Une mise à jour est demandée chaque année pour se tenir au courant des nouveautés. C’est très important !

 

Je vais terminer l’article par un petit gag de Taty Lauwers.

Trouver son profil alimentaire c’est comme chercher Charlie dans le dessin ci-dessous !

Un jeu de détective mais avec rigueur on arrive à trouver, j’en suis persuadée ! Car autant pour certains, le profil alimentaire est une évidence et facile que pour d’autres cela demandera du temps et du travail.

 

 

Vous avez trouvé Charlie ? Laissez un commentaire !

Vous n’avez pas trouvé Charlie ? Laissez un commentaire aussi !

 

 

Pour trouver un praticien formé à côté de chez vous, c’est par ici.

Ou par skype, par ici.

Alimentation, Phytothérapie, Système digestif

Le romarin

ROMARIN

Rosmarinus Officinalis


 

Originaire de la région méditerranéenne, le romarin est cultivé à échelle commerciale. Très connu par le grand public.

 

Son action stimulante sur la fonction biliaire et son effet tonifiant et protecteur sur le foie le font apprécier dans de nombreuses affections : congestion du foie et inflammation de la vésicule biliaire accompagnées de crises douloureuses, paresse d’estomac.

 

En infusion, pour améliorer la digestion, sous forme de feuilles ou de fleurs, fraiches ou sèche, 1 cuillère à café dans une tasse d’eau chaude. Laisser infuser 10 minutes, avant de filtrer. Boire après les repas.

 

Les sommités fleuries renferment une essence aromatique riche en camphre, en cinéole, en flavanoides, en tanins, etc.

 

Le romarin possède des propriétés antioxydants intéressantes dues à ses flavanoides et à ses diterpènes. Il permet de réduire l’action destructrice des radicaux libres et contribuent à prévenir le vieillissement cellulaire et les problèmes de mémoire associés au vieillissement.

 

Elle a une action stimulante et tonique certaine, notamment recommandé pour améliorer la circulation du sang, en particulier la circulation cérébrale.

 

Aussi conseillée en cas de surmenage physique, intellectuel, et d’asthénie.

 

Le romarin est également très connu pour son effet anti-inflammatoire grâce à l’acide rosmarinique, présente dans la plante. Elle possède un léger effet analgésique.

 

En usage externe, on l’utilise en bains fortifiants pour les convalescents. Mais aussi excellente en frictions ou en compresse comme calmants contre les douleurs des rhumatismes.

 

Le romarin ne conviendra pas aux femmes enceintes, allaitantes et aux personnes hypertendues et en cas de prise d’huile essentielle non conseillé pour les épileptiques.

 

Les extraits de romarin sont très prisés dans l’industrie cosmétique, on dit qu’elle donne un teint frais, raffermit la peau et atténue les rides.

 

Elle entre également dans la préparation de shampooing ou d’après-shampooing pour conserver une chevelure saine et abondante.

 

Pendant des siècles, des hommes et des femmes se sont massé le cuir chevelu avec du romarin macéré dans l’huile d’olive pour tonifier le cuir chevelu.

 

Le saviez-vous ?

Une branche de romarin dans les cérémonies de mariage symbolisait l’amour et la loyauté.

Alimentation, Amaigrissement, Système digestif

10 choses qui augmentent le poids

10 CHOSES QUI AUGMENTENT LE POIDS

et ce dont votre organisme a besoin


 

1

Le « light » : la restriction lipidique n’a jamais fait maigrir personne. Elle fait au contraire grossir et nuit à la santé. Pourquoi? Parce que les graisses (les bonnes) sont satiétogènes et sont aussi indispensable que les vitamines.

 

2

Edulcorants artificiels : les succédanés de sucre sans calories déclenchent un mécanisme interne de comptage des calories et l’organisme réclame du sucre.

 

3

Glucides raffinés : les glucides transformés industriellement poussent l’organisme à produire de l’insuline en grande quantité. Or l’insuline est l’hormone de stockage des graisses. Tant que le sang en contient, les enzymes ne peuvent pas dégrader les lipides.

 

4

Dépendance au sucre : le sucré fait partie des sensations gustatives primitives. Il signifie énergie. Les aliments sucrés peuvent déclencher une surexcitation car ils stimulent la production de sérotonine, hormone du bonheur et nous font pour la même occasion de tomber dans le piège de la fringale, tendu par l’hypoglycémie consécutive à l’augmentation de l’insulinémie.

 

5

Alimentation carencée en protéines : la restriction lipidique s’accompagne bien souvent d’une restriction protéique. Les muscles s’atrophient, avec pour conséquence un effet yo-yo dû à une combustion insuffisante des graisses.

 

6

Déficits nutritionnels : pour qu’une réaction chimique puisse avoir lieu, il faut que tous les éléments nécessaires soient réunis. Or notre métabolisme énergétique est un processus chimique. Il ne peut correctement brûler les calories que lorsque l’organisme bénéficie de tout ce dont il a besoin, dont notamment les acides gras essentiels, les protéines, les vitamines et les minéraux.

 

7

Excès d’arômes et d’exhausteurs de goût : ces agents sont là pour nous faire ingurgiter avec frénésie des choses qu’il ne nous viendrait sans cela même pas à l’idée de manger. 0,5% de glutamate de sodium (E621) suffit pour nous faire avaler à toute allure n’importe quelle cochonnerie et en redemander. On parle du glutamate ici en relation avec divers symptômes.

 

8

Stress : le stress influe sur l’équilibre hormonal et déclenche une réaction primitive de survie. De fait, le sucre fournit immédiatement l’énergie nécessaire pour fuir ou combattre.

 

9

Manque d’exercice : quand on ne bouge pas, on brûle peu de calories et les muscles, lieu de combustion des graisses, s’atrophient. Il est alors important de marcher suffisamment et de se dépenser au quotidien.

 

10

Boissons sucrées sans alcool : les Français boivent, pas an et pas personne, 110l de sodas, limonades et autres jus de fruit. Cela fait environ 12kg de sucre.

 
 

CE DONT VOTRE ORGANISME A BESOIN

 

Eau : seul liquide dont l’organisme ait vraiment besoin, et cela à raison de deux ou trois litres par jour. Il n’a en revanche absolument pas besoin de sodas et autres boissons sucrées ou alcoolisées.

 

Protéines : oeuf, volaille, viande, poisson, produits laitiers ou à base de soja (tofu, yaourt, lait), fromage, légumineuses et noix.

 

Acides gras essentiels : huile d’olive, de colza, de noix, de lin, poisson, noix et graines.

 

Micronutriments : vitamines, minéraux et substances végétales secondaires fournis par les fruits, les légumes, et les céréales ainsi que par les produits susmentionnés.

 

Fibres : fournies par les fruits, les légumes et les produits céréales complets.

 

Glucides naturels : indispensables en petites quantités pour le bon fonctionnement du cerveau et des nerfs ainsi que pour être de bonne humeur. Les fruits, les légumineuses et les produits céréales complets, principales sources de glucides naturels, apportent en outre des vitamines, des minéraux et des fibres.

 

En offrant tout cela à votre organisme, vous lui ferez la vie belle, et il vous le rendra !

 

Alimentation, Aromathérapie, Fatigue, Hypotension, Phytothérapie, Système digestif

Menthe poivrée

MENTHE POIVREE

Mentha Piperita


 

La menthe est la plante médicinale la plus célèbre au monde, mais elle reste sous-estimée et mal utilisée, malgré ses multiples qualités.

 

Elle ne doit pas être confondu avec d’autres menthes, comme la menthe verte (mentha spicata), la menthe des champs (mentha arvensis), la menthe pouliot (mentha pulegium), etc.

 

La menthe poivrée se cultive couramment pour ses vertus condimentaires et médicinales ou pour la production d’huile essentielle.

 

Toute la plante répand une odeur aromatique et possède une saveur, d’abord chaude et poivrée, puis une sensation agréable de fraicheur.

 

Pour ses propriétés thérapeutiques, la menthe poivrée est un remarquable stimulant de l’appareil digestif et antispasmodique.

 

On la recommande dans les digestions pénibles, les nausées et les vomissements, les douleurs d’estomac et d’intestin, les intoxications gastro-intestinales, l’aérophagie et les ballonnements.

 

De récentes recherches allemandes et russes ont prouvé ses vertus antiacides et cholagogues. Elle augmenterait la production de bile, un effet qui serait attribuable à la combinaison d’huile essentielle et de flavanoides présents dans la plante.

 

En infusion, 1c. à soupe de feuilles coupées pour 250ml ou 1 tasse d’eau chaude. On filtre au bout de 10 minutes. A boire après les repas, comme digestif. A éviter d’en boire le soir pour votre sommeil, agissant comme stimulant.

 

L’été, agrémentée de miel et de jus de citron frais, elle soulage des chaleurs.

 

En usage externe, l’huile essentielle de la plante peut être appliquée sur le ventre, diluée à une huile végétale, en cas de trouble digestif ou crampe prémenstruelles. Mais déconseillée pour celles ayant des règles trop abondantes ou irrégulières.

 

Appliquée rapidement, elle évite aussi l’apparition de bleus et d’écchymoses. Elle soigne également les piqûres d’insectes.

 

Grâce au menthol elle contient un bon antiseptique et agit comme analgésique. Notamment recommandé en cas de toux, de refroidissements. Elle fluidifie le mucus et aide à l’expulser hors des poumons et des voies respiratoires.

 

Utilisée en compresse, elle apporte une sensation de fraicheur caractéristique qui est très intéressante en cas de migraine, de céphalée tensionnelles, de névralgies faciales ou douleurs rhumatismales.

 

En gargarisme, contre la gingivite, inflammation de la muqueuse buccale ou la mauvaise haleine.

 

La saveur de la menthe étant très agréable, elle peut s’employer pour masquer le goût des tisanes fades, par exemple avec la camomille pour un effet antispasmodique.

 

La menthe poivrée et le basilic est une très belle association pour les lourdeurs digestives.

 

En résumé, ses propriétés médicinales sont : antiseptique, bactéricide, analgésique, anti-inflammatoire, légèrement aphrodisiaque et euphorisante, désodorisante, digestive, carminative, cholagogue, cholérétique, rafraichissante, tonique, pectorale, vasodilatatrice.

Gemmothérapie, Phytothérapie, Système articulaire, Système digestif

Le bouleau

LE BOULEAU

Betula Alba


 

Sainte Hildegarde, au XIIème siècle, est la première à citer l’action cicatrisante des fleurs de bouleau, en cataplasme sur les plaies.

 

Arbre très répandu en Europe et en Asie, le bouleau possède de puissantes propriétés diurétiques.

 

Les parties utilisées sont principalement la sève, les bourgeons, les fleurs, les feuilles, et l’écorce.

 

On préconise ses feuilles contre les inflammations et les infections des voies urinaires, contre les calculs rénaux et pour compléter un traitement antirhumatismal.

 

En infusion, 30 à 40g de feuilles par litre d’eau bouillante. 2 à 3 tasses par jour.

 

Les bourgeons possèdent les mêmes propriétés. On la conseille également contre les problèmes de peau.

 

L’écorce, elle aussi diurétique, est un stimulant de la digestion et un fébrifuge.

 

1 cuillère à café par tasse d’eau. Laisser bouillir 5 minutes et prendre 3 tasses par jour avant ou entre les repas pour stimuler la digestion.

 

Elle est excellente contre les maladies de peau, en particulier contre les dartres.

 

La sève de bouleau est un liquide clair et parfois légèrement pétillant que l’on crédite de vertus diurétiques et dépuratives. Que l’on conseille parfois en cure contre l’arthrite et les calculs urinaires.

 

Beaucoup de peuples nordiques font des cures de printemps avec de l’eau de bouleau pour nettoyer la lymphe, le sang et les reins.

 

Pendant une dizaine de jours, boire 250ml (1 tasse) d’eau de bouleau 2 fois par jour.

 

L’élixir de fleur de bouleau élimine notre côté égocentrique, à ceux qui sont sujets à l’amertume, à la lassitude, à la mélancolie. Ses mots clés sont « communication », « empathie » et « support ». Il aide à retrouver la force et l’énergie pour poursuivre son chemin d’évolution.

Phytothérapie, Système digestif, Système immunitaire

Sureau noir

SUREAU NOIR

Sambucus Nigra


 

Les médecins grecs, dont Hippocrate et Galien, louaient déjà les vertus thérapeutiques du sureau.

 

On utilise la plante de sureau principalement par ses fleurs, ses baies, et son écorce.

 

Les baies contiennent des flavonoides, des vitamines A et C et possèdent des quantités non négligeables de calcium, potassium, fer, phosphore. Intéressante en cas d’anémie et de stimulation du système immunitaire.

 

Les fleurs sont quant à elles riches en flavanoides et renferment aussi des acides phénoliques, des stérols, du mucilage et des tanins.

 

Les fleurs fraiches sont laxatives. Sèches, elles sont surtout sudorifiques, mais aussi diurétiques. On les emploie chaque fois qu’il faut stimuler la transpiration. Par exemple, en cas de rhume, fièvres, bronchite chronique, grippe, crise de rhumatisme.

 

Les baies sont également sudorifique, et à dose augmentée, elles deviennent purgatives, laxatives.

 

En infusion, 1 cuillère à soupe de baies de sureau noir à infuser 10 minutes. 2 à 3 tasses par jour, dès l’arrivée d’un affaiblissement immunitaire.

 

Ou bien, 50g de fleurs sèches par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes.

 

Adoucissantes et résolutives, les fleurs sont aussi utilisées en externe contre les congestions, les engelures, les crises de goutte, les inflammations oculaires.

 

Par exemple, par compresse via une infusion concentrée de 100g de fleurs par litre d’eau, contre les inflammations dentaires, les eczémas, les dartres. En lotion, contre les inflammations des paupières, les conjonctivites et les orgelets.

 

Les feuilles séchées, plutôt toxiques, seront utilisés dans le jardin en décoction à pulvériser pour éloigner les taupes, les souris, les parasites et les insectes. L’odeur les fera fuir.

 

Comme toutes plantes, ses propriétés thérapeutiques sont multiples, il est alors important de prendre en compte chacun de ses effets pour savoir si elle peut être adaptée pour vous ou non. Une action positive de la plante peut vite devenir une action négative pour certains.

 

En résumé, ses propriétés médicinales sont : altératif, apéritif, antiviral, broncho-dilatateur, mucolytique, dépuratif, immunostimulant, diurétique, lithotritique, fébrifuge, sudorifique, nutritif, tonique, purgatif, vulnéraire.

 

Autres usages, les fleurs de sureau parfument délicieusement le vin, le vinaigre, mais aussi idéales pour créer des boissons rafraîchissantes. Autrefois, au printemps, on en buvait de grandes quantités afin de purifier l’organisme des toxines accumulées durant l’hiver.

 

On en fait aussi de délicieuses tartes. Les baies de sureau servent à préparer des confitures et des gelées un peu fades. Cela dit, on conseille de manger les fruits crus en petites quantités (100g), car ils sont laxatifs. Il est possible de les faire sécher au déshydrateur pour en profiter plus longtemps et hors saison.

 

Vous pouvez trouver les fleurs ou les baies de sureau noir chez les herboristes.
Si vous n’avez pas d’herboristerie près de chez vous, voici quelques adresses internet :

 

Vous pouvez trouver également le sureau noir sous d’autres formes : en gemmothérapie, teinture-mère, sirop…

Fatigue, Phytothérapie, Système digestif, Système immunitaire

Le gingembre

LE GINGEMBRE

Zingiber Officinale


 

Le gingembre, une plante que j’apprécie tout particulièrement car elle m’a aidé de quelques situations.

 

Par exemple, à l’époque où j’avais l’intestin irritable pour combattre des spasmes, vomissement ou pour stimuler ma digestion. Ou bien, lors de fatigue ou d’affaiblissement du système immunitaire.

 

Le gingembre est une épice que j’ai toujours à la maison, que cela soit sous plusieurs formes : en épice, en poudre, en complément, ou en huile essentielle.

 

Comme toutes plantes, ses propriétés thérapeutiques sont multiples, il est alors important de prendre en compte chacun de ses effets pour savoir si elle peut être adaptée pour vous ou non. Une action positive de la plante peut vite devenir une action négative pour certains.

 

Tout d’abord, le gingembre possède des propriétés apéritives, stomachiques, carminatives, antiseptiques et fébrifuges. Il est recommandé en cas de troubles digestifs et d’infections gastro-intestinales.

 

L’extrait de rhizome lutterait contre les conditions dyspeptiques, apaisant les crampes abdominales, réduisant les contractions des muscles intestinaux et inhibant le réflexe qui déclenche les vomissements.

 

Ses propriétés antivomitives sont particulièrement appréciées. Il se montre efficace contre le mal des transports.

 

Stimulant du système immunitaire, il est atout important contre les refroidissements, il soulage effectivement des rhumes, grippes, maux de gorges et autres problèmes respiratoires.

 

D’autre part, le gingembre améliore la circulation capillaire et élève la tension artérielle (déconseillé en cas d’hypertension).

 

Des études ont montré que le gingembre peut aider à améliorer une mauvaise circulation sanguine, qui se traduit par une froideur excessive des mains et des pieds, des doigts engourdis, et des jambes lourdes.

 

Par contre, le gingembre peut interagir avec des plantes qui stimulent la circulation sanguine et ralentir la coagulation sanguine. Ainsi, la combinaison du gingembre avec certaines plantes peut augmenter le risque de saignement. Idem s’il y a prise d’anticoagulant, aspirine, antiagrégant, au risque d’action fluidifiante. Dans ce cas, elle est déconseillée.

 

Le gingembre possède des qualités analgésiques, en particulier pour les douleurs dues à l’arthrite ou à la fibromyalgie, on la retrouve très fréquemment dans certains complexes de compléments alimentaires spécifiques ou dans des pommades.

 

Jusqu’au XVIIIème siècle, dans les campagnes, le gingembre remplaçait le poivre. Puis, les villageois pauvres ont pensé qu’il était plus luxueux de consommer du poivre plutôt que du gingembre, imitant les gens riches qui en faisaient usage. 

 

Le gingembre reste principalement une épice courante en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et en Australie, indispensable dans les pâtisseries, tels les « Ginger Breads », petits gâteaux parfumés que l’on sert avec le thé. On en parfume également des boissons, telle la « Ginger Beer », légèrement alcoolisée, ou la « Ginger Ale », une eau gazéifiée additionnée d’essence de gingembre.

 

Mais bien sûre, également dans les cuisines orientales, où on l’emploie volontiers frais, émincé dans les courts-bouillons, les marinades et les potages. Il accompagne les poissons et le riz. Le gingembre confit au sucre est la friandise la plus répandue.

Acné, Oligothérapie, Système digestif, Système immunitaire

Zinc, un oligo-élément indispensable

ZINC

un oligo-élément indispensable


 

Le zinc est un minéral essentiel qui est naturellement présent dans certains aliments. Il entre dans la constitution de nombreux enzymes (plus de 100 enzymes).

 

Il est nécessaire à la bonne santé des cellules (fertilité, croissance, cicatrisation, immunité), et à la fabrication de l’ADN et de l’ARN, ainsi que des protéines. Il va favoriser la croissance et le développement normaux pendant la grossesse, l’enfance et l’adolescence.

 

Le zinc améliore la fonction immunitaire en stimulant la production des lymphocytes, il peut diminuer l’incidence des allergies par exemple.

 

Il aide à la cicatrisation des plaies, il va accélérer la guérison des blessures.

 

C’est un puissant antioxydant, essentiel contre le vieillissement, qui maintient les capacités visuelles, gustatives et olfactives.

 

Le zinc est impliqué dans la synthèse de la sérotonine, il agit comme antidépresseur naturel.

 

Il joue également un rôle important dans le bon fonctionnement du métabolisme digestif, notamment en favorisant la régulation du taux de sucre dans le sang et la sécrétion d’insuline.

 

Une consommation quotidienne de zinc est nécessaire pour maintenir un état stable car le corps n’a pas de système spécialisé de stockage du zinc.

 

Le corps humain contient entre 2 à 3 g de zinc, que l’on retrouve partout dans le corps mais avec toutefois des concentrations plus élevées dans les muscles, le foie, les reins, les os et chez les hommes la prostate. Son élimination se fait surtout par la voie intestinale, mais aussi par la sueur et la desquamation de la peau.

 

Le déficit en zinc survient lorsqu’une personne ne consomme pas suffisamment d’ aliments contenant du zinc, une alimentation trop riche en glucides, ou qu’il a des problèmes pour absorber et à utiliser du zinc à partir d’aliments en raison de troubles digestifs ou d’une mauvaise santé intestinale, par exemple la porosité intestinale.

 

Le zinc est contenu essentiellement dans la viande rouge, fruits de mer et produits laitiers non pasteurisés, mais aussi les graines, légumineuses et céréales. Par contre, ces derniers aliments sont riches en phytates, des « antinutriments » qui inhibent l’absorption intestinale de zinc. Voir l’article sur le trempage pour améliorer ce problème. Sinon, celui-ci ne sera pas aussi absorbable ou utilisé par le corps. Mais aussi, si :

 

  • consommation excessive de tabac ou de caféine
  • suite à la prise de diurétique, qui favorisent son excrétion
  • les maladies intestinales et rénales (maladie de Crohn, cœliaque, etc.)
  • consommation d’alcool, qui empêche son absorption
  • alimentation raffinée (sucre, farine, pâte, riz blanc…)
  • personnes âgées, végétarien mal équilibré, diabétique

 

Les symptômes d’une carence

 

  • Baisse de l’immunité par des infections fréquentes (rhume, grippe…) et aux allergies
  • Cicatrisation difficile, des blessures qui guérissent mal
  • Acné, dermatite
  • Ongle cassants, avec taches blanches
  • Peau sèche
  • Troubles de l’odorat et du goût
  • Perte d’appétit, perte de poids
  • Anémie
  • Irritabilité, dépression
  • Apathie, Fatigue
  • Infertilité et impuissance chez l’homme, complications de grossesse chez la femme

 

Du Zinc dans l’assiette

 

– Viande

– Poisson

– Jaune d’oeuf

– Fruits de mer

– Foie

– Levure de bière

– Haricots

– Céréales complètes

– Légumes secs

 

Les Apports Nutritionnels Conseillés sont de 11 mg/jour pour les hommes adultes et de 8 mg/jour pour les femmes adultes. En complément alimentaire, il ne faut pas dépasser 30mg.

Alimentation, Paléo, Recette, Régime GAPS, Système digestif

Le bouillon d’os, pourquoi en consommer

LE BOUILLON D’OS

POURQUOI EN CONSOMMER ?


 

Dans cet article on ne parle pas des cubes de bouillons industriels, mais bien du bouillon « fait maison ». Le bouillon d’os est un aliment qui fournit plusieurs nutriments, et est souvent utilisé dans les plans alimentaires thérapeutiques ou de guérison tels que dans le régime GAPS ou RGS (Régime des Glucides Spécifiques), ou Paléo.

 

Le bouillon d’os est ainsi redevenu de plus en plus populaires ces dernières années.

 

Comme son nom l’indique, le bouillon d’os est fait à partir d’os dans de l’eau bouillante jusqu’à ce que les éléments bénéfiques soient extraits : collagène, glucosamine, glutamine, ect.

 

Pour les personnes qui préfèrent éviter l’accumulation de gélules ou de poudres de l’un de ses acides aminés pour une raison de santé, le bouillon d’os est une excellente alternative pour se supplémenter naturellement de ses éléments.

 

Et on va voir que le bouillon d’os est également très intéressant pour beaucoup de problème de santé et de bien-être, notamment pour la peau et les cheveux.

 
 

Que contient le bouillon d’os ?

 
COLLAGENE : Le collagène est une protéine de structure. En fait, c’est la plus commune, elle représente entre 25 à 35% de la teneur totale en protéines de l’organisme. Le collagène est probablement le nutriment le plus réputé pour les personnes souffrant d’arthrite, arthroses ou autres problèmes articulaires ou troubles tendineux.
 

Le collagène nourrit également le système squelettique ainsi que la peau et les cheveux. Il peut aider à garder une peau jeune en augmentant l’élasticité de la peau, et renforcer les cheveux et les ongles.

 

Non seulement, le collagène favorise une muqueuse de l’estomac en bonne santé et de quantités adéquates d’acide gastrique, conduisant à une meilleure digestion.

 

Toutes les cellules du corps et les tissus ont besoin de réparations et de renouvellement permanent par division cellulaire. Pour ces raisons, le besoin de collagène par l’organisme est assez élevé. Le bouillon d’os permet d’accélérer la guérison et la résolution des blessures internes, car c’est une excellente source de constituants de collagène.

 

GLYCINE : Un des nutriments qui vient de la gélatine est la glycine, un acide aminé non essentiel qui ne se trouve pas dans beaucoup d’ autres sources d’aliments. La glycine peut aider à sécréter l’acide gastrique qui contribue à réduire l’incidence de reflux gastrique et d’indigestion.

 

Elle joue également un rôle en aidant à décomposer les graisses au cours du processus digestif, ce qui est important pour l’ensemble intestinal, du pancréas et de la vésicule biliaire.

 

Fort de sa haute teneur en glycine, le bouillon d’os est aussi un excellent somnifère. L’acide aminé se diffuse dans le cerveau et diminue la température du corps et inhibe l’activité musculaire, facilitant ainsi le sommeil. Cette action sélective sur les neurotransmetteurs peut aider à réguler le rythme circadien.

 

GLUCOSAMINE : Un nutriment qui a été fréquemment utilisé pour réduire les douleurs articulaires, la glucosamine se trouve dans les os et donc, dans le bouillon d’os.

 

GLUTAMINE : un autre acide aminé qui provient de l’os. La glutamine aide à réparer et à maintenir les parois de l’intestin, en particulier de l’intestin grêle. En tant que tel, il est un élément important pour réparer la perméabilité intestinale, et d’empêcher sa dégradation.

 

Au-delà des plans alimentaires spécifiques, les gens peuvent choisir de consommer un bouillon d’os pour aider à répondre à certains troubles ou maladies spécifiques, comme par exemple :

 

  • Contre la porosité intestinale – «Leaky Gut Syndrome » : la porosité intestinale se produit lorsque les jonctions serrées de l’intestin grêle sont endommagées et permettent à des particules d’aliments non digérées ou autres toxines de passer à travers la circulation sanguine. Cela peut favoriser les réactions auto-immunes et autres troubles, conduisant à un certain nombre de problèmes de santé et de qualité de vie. La porosité intestinale surexcite le système immunitaire, menant à l’inflammation, et à des conditions auto-immunes.
  • La maladie coeliaque et les maladies auto-immunes : la maladie coeliaque est une maladie auto-immune génétiquement déclenchée à la présence d’une protéine, via le gluten, qui peut signaler le système immunitaire à briser les murs de l’intestin grêle, ce qui conduit à la perméabilité intestinale et à l’absorption inadéquate des nutriments. Comme mentionné ci-dessus, le bouillon d’os permet d’inverser la perméabilité intestinale, ce qui peut être bénéfique pour les personnes souffrant de la maladie coeliaque ou toute autre forme de maladie auto-immune.
  • Contre la grippe, les rhumes et autres infections saisonnières : Nos ancêtres le savent depuis longtemps et c’est inscrit dans nos livres, le bouillon d’os est traditionnellement donné aux personnes fragiles pour améliorer leurs conditions physiques et augmenter leurs résistances face aux maladies infectieuses. C’est un excellent tonique pour garder une bonne santé au cours de la saison de la grippe. Il est possible d’ajouter des herbes qui renforcent l’immunité comme le gingembre, le curcuma et le thym au bouillon d’os pour le rendre encore meilleur et plus efficace.
  • Troubles articulaires et musculaires :  Ceci est dû à la gélatine et aux collagènes contenus dans le bouillon d’os qui aide à restaurer les articulations et muscles. L’arthrose est cliniquement traitée avec des suppléments de sulfate de chondroïtine et de la gélatine, mais ces mêmes substances se retrouvent à profusion dans le bouillon d’os. Les personnes souffrant d’arthrose signalent un soulagement significatif des symptômes en laissant de côté le café ou le thé au profit du bouillon d’os. Quand nous pensons à la santé des os, nous pensons en premier lieu au calcium et au phosphore, mais la protéine de collagène est tout aussi importante. Le collagène naturellement présent dans le bouillon d’os peut contrecarrer une carence en collagène et maintenir la souplesse de vos os souple et les rendre plus résistant.
  • Fertilité , grossesse et allaitement : Le bouillon d’os est très intéressant lors de grossesse et d’allaitement, il s’agit d’un aliment très riche en nutriments. Le meilleur moment pour apporter tous les nutriments nécessaires pour l’organisme est bien le moment où l’on essaye de concevoir, ou en cours de grossesse – allaitement. Le bouillon d’os est bénéfique pour ces trois moments importants d’un point de vue nutritionnel en raison de ses effets positifs sur la santé et les intestins. Si l’intestin d’une femme est bien nourrie, l’organisme sera alors plus apte à digérer la nourriture et d’absorber les nutriments, et ainsi plus grande sera le bien-être général pour la maman et l’enfant. Cela va aussi naturellement améliorer la qualité et la quantité de lait maternel, qui à son tour, transmet des éléments nutritifs pour le nourrisson.

 

Comment bénéficier du bouillon d’os ?

 

Pour la préparation, vous pouvez choisir d’utiliser les os de votre choix : de bœuf, de mouton, le volailles ou mêmes des arrêtes de poisson et d’y ajouter les légumes et les épices de votre choix selon vos goûts.

 

Plus votre bouillon est riche en collagène et a un aspect gélatineux, plus il sera bénéfique.

 

Vous pouvez tout simplement le boire à la tasse, dans un bol. Ou bien intégrer certaines quantités de bouillon d’os dans une soupe, ou dans une sauce, un ragoût, une purée… pour en profiter au maximum.

 

Le bouillon d’os est très économique, il suffit de récupérer des os que l’on ne consomme pas, par exemple après avoir mangé un poulet ou une poule. Si l’on a pas beaucoup d’os, il suffit de les stocker au congélateur et lorsque l’on a une quantité suffisante alors on peut préparer un bouillon. Il est également possible de demander au boucher s’il a des carcasses ou des os à moelle. La plupart du temps, elles sont gratuites.

 

INGREDIENTS

3 litres d’eau

1 carcasse de poulet fermier, ou des os à moelle, etc.

2 c. à soupe de vinaigre de cidre

Sel

Option selon la tolérance de chacun:

des épices (poivre, gingembre, curcuma, etc.)

des légumes (ail, carottes, céleri, poireau, etc.)

des herbes aromatiques (persil, laurier, thym, origan, etc.)

 
 

  • Placer dans une grande marmite la carcasse de poulet entier.
  • Ajouter à volonté sel et 2c. à soupe de vinaigre de cidre.
  • Compléter par de l’eau pour remplir la marmite.
  • Porter à ébullition à couvert.
  • Puis laisser mijoter à feu doux entre 8 et 24 heures en vérifiant régulièrement le niveau de l’eau.
  • Retirer du feu, verser à travers une grande passoire pour ne conserver que le bouillon.
  • Laisser refroidir.
  • Conserver au frigo pour l’usage courant, et/ou congeler le reste.
  • Conservation au réfrigérateur 5 à 6 jours.