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L’argile

L’ARGILE


 

shutterstock_349501616Depuis l’antiquité, nous avons utilisé l’argile pour ses vertus thérapeutiques. Les égyptiens connaissaient les propriétés antiseptiques en l’utilisant pour la momification. Les grecs utilisaient l’argile pour soigner des blessures ou des brûlures en faisant des cataplasmes.

 

Non seulement utilisé en externe, en interne l’argile est capable de reconnaître les tissus malades, les cellules mortes, les toxines et les germes hostiles. L’argile capte ces substances indésirables, et parfois toxique, pour les neutraliser et les transporter hors de l’organisme.

 

Ainsi l’argile aide le corps en éliminant les substances indésirables, mais il apporte aussi de l’énergie vitale et des minéraux qui stimulent et nourrissent les cellules et les tissus.

 

Ceci est particulièrement avantageux lorsque l’organisme est faible et ne pouvant plus fonctionner correctement. L’argile est une excellente alternative pour les personnes ayant de faibles réserves de vitalité.

 
 

L’ARGILE EN INTERNE

 

L’argile que nous utilisons en interne est en poudre très fine. Elle est efficace pour les fins suivantes :

 

  • Détoxification du système digestif (grâce à l’action d’absorption de l’argile),
  • Pouvoir anti-bactérien et de promouvoir l’équilibre bactérien,
  • Élimination de parasites internes (tube digestif),
  • Maux d’estomac et de l’intoxication alimentaire bactérienne,
  • Diarrhée,
  • Efficace contre un excès de mercure,
  • Soutien du système immunitaire et comble les carences grâce à la fixation et l’assimilation de substances que le corps ne savait plus retenir,
  • Amélioration de la respiration cellulaire,
  • Agent alcalinisant dans le corps,
  • Etc…

 
 

shutterstock_78120826PREPARATION A BOIRE

 

La veille au soir, préparer 1 verre d’eau (250cl) si possible non javellisée du robinet (par exemple Volvic ou Mont Roucous) dans lequel vous versez 1c. à c. d’argile (possibilité d’augmenter à 2c.à café).
Mélangez bien avec une cuillère en plastique ou en bois (jamais de cuillère en métal).
Laissez reposer la nuit (ou quelques heures).
Le lendemain matin au réveil, boire l’eau argileuse qui surnage. Si toujours pas d’efficacité, boire le tout en remuant la préparation au moment de la prise pour tout avaler.

 

Dans d’autres cas, de très faibles doses peuvent suffire, par exemple une cuillère à café par jour. A vous de tester ce qui vous convient le mieux !

N’hésitez pas non plus à changer d’argile selon vos préférences en goût.

 

PRUDENCE SI…

 

L’argile à boire peut avoir comme effet secondaire la constipation. Dans ces cas là, ne pas boire le fond d’argile, boire seulement l’eau qui surnage. Et préférer l’argile blanche Kaolin. Ou d’arrêter complètement la cure.

 

Si vous suivez un traitement oral avec de l’huile de paraffine, il ne faut pas utiliser d’argile en interne au risque de provoquer le durcissement de l’argile à l’intérieur de votre organisme. Les autres huiles ne sont pas concernées.

 

Il ne faut pas boire de l’argile en même temps qu’une prise de médicaments ou compléments alimentaires mais le plus loin possible de ceux-ci et, au strict minimum, à deux heures de distance, même s’il ne s’agit que de granules homéopathiques ou de plantes médicinales.

 
 

L’ARGILE EN EXTERNE

 

L’argile peut être utilisé en externe pour :

 

  • soulager les maux de tête,
  • la douleur inflammatoire,
  • des douleurs articulaires,
  • réduire l’inflammation et zone de rétention d’eau causée par un traumatisme,
  • une infection bactérienne,
  • un œdème généralisé,
  • une maladie de peau : acné, eczéma, éruption cutanée, psoriasis…
  • une blessure, une brulure,
  • un rajeunissement de la peau et d’un nettoyage en profondeur,
  • augmenter le flux sanguin, la circulation, la stimulation lymphatique,
  • une fatigue des yeux,
  • une désintoxication des métaux lourds via un bain,
  • etc…

 
 

CATAPLASME D’ARGILE

 

Dès les premiers symptômes, on peut appliquer des cataplasmes d’argile que l’on renouvellera toutes les 3 heures. Quand la douleur s’estompera limiter à un cataplasme par jour.

 

Voici la recette avec de l’argile en poudre, mais il est possible d’utiliser de l’argile prête à l’emploi.

 

  • 1ère étape :

Mettre l’argile verte en poudre dans un récipient.
Verser de l’eau et mélangez, jusqu’à une consistance d’une pâte boueuse.
Ni trop dur (son pouvoir absorbant diminue) ni trop liquide (le cataplasme va glisser).

 

  • 2ème étape :

Placez l’argile au centre d’un support de votre choix (bande de gaze, papier essuie-tout ou feuille de chou). Mettez une épaisseur d’environ 2 cm pour une action optimale.
Prévoyez toujours une surface de cataplasme supérieure à la zone à traiter, car l’argile va s’étaler et il faut qu’il reste maintenu dans le tissu.

 

Appliquez le cataplasme à l’endroit désiré en mettant l’argile au contact direct de la peau.
Evitez d’appliquer sur deux organes importants en même temps.

 

Bandez ensuite le cataplasme pour le maintenir en place. Dans l’idéal, évitez de bouger pour qu’il reste correctement posé.

 

  • 3ème étape :

Retirez le cataplasme d’argile lorsque l’argile est sèche.
Enlevez si trop froid ou trop chaud ou en cas de gêne non défini.
Jetez l’argile après usage – ne pas ré-utiliser.

 
 

QUELLE ARGILE CHOISIR POUR LA PEAU ?

 

shutterstock_223498000Rose : peaux sensibles et réactives
Jaune : peaux mixtes à grasses
Rouge : peaux sèches à mixtes
Blanche : peaux ternes et matures
Verte : peaux grasses
Rhassoul : tous types de peaux, particulièrement peaux acnéiques & points noirs

 
 

BAIN D’ARGILE

 

Saupoudrer un peu de poudre d’argile dans l’eau du bain permet d’adoucir l’épiderme :

Deux cuillères à soupe de poudre d’argile peuvent être mélangées à un verre d’eau qui sera ajouté au bain.

Système articulaire, Système musculaire

ARTHRITE ET RHUMATISME

ARTHRITE ET RHUMATISME


 

shutterstock_181676258Combien de personnes, quand leur dos les fait souffrir ou que leurs articulations sont raides et douloureuses et qu’elles ne veulent pas en faire tout un plat, disent « ce n’est qu’un peu de rhumatisme ».

 

Le terme rhumatisme est un terme général utilisé pour décrire toute douleur associée à ce qu’on appelle le « système musculo-squelettique » soit les muscles, les tendons, les os, et les articulations.

 

L’arthrite désigne spécifiquement les maladies qui affectent les articulations, qu’elles soient inflammatoires, comme dans le cas de l’arthrite rhumatoïde, ou dégénératives, comme dans le cas de l’arthrose.

 

Celles-ci peuvent affliger des personnes de tous âges, même s’il semble plus courant que les os et les articulations s’usent avec le temps pour de multiples raisons.

 

Il y a de nombreux points à aborder, mais une bonne hygiène de vie permet d’améliorer considérablement les symptômes, en commençant par l’alimentation, principale ressource de nos cellules et tissus de l’organisme.
 
 

ENRICHIR SON ALIMENTATION EN OMEGA 3

 

Le premier réflexe nutritionnel à adopter quand on souffre d’inflammation est de diminuer les aliments qui contiennent des oméga 6 et de les remplacer par ceux qui contiennent des oméga 3. Le ratio oméga 6/oméga 3 devrait être de 4/1.

 

On trouve les oméga 6 dans les huiles et margarines de tournesol, de maïs, de pépin de raisin, dans les huiles de mélange, dans les oeufs de poules nourries aux céréales, ainsi que dans de nombreux produits transformés par l’industrie agroalimentaire. Pas toujours facile d’y échapper.

 

Idéalement, il faudrait consommer du poisson gras 3 fois par semaine : maquereau, hareng, sardine, anchois, thon, saumon, anguille, flétan… (du plus riche au moins riche).
Manger 4-5 noix par jour, des noix classiques comme la noix de Grenoble qui apporte les acides gras oméga 3 et oméga 6 sous un bon ratio.
Ou 3-4 cuillères à soupe de graines de lin, entières ou moulues, incorporé à diverses préparations : salades, muesli, compote…
Ou encore des oeufs 2 à 4 fois par semaine.
Puis parmi les légumes verts, c’est le pourpier qui est le plus riche en oméga 3, puis la mâche et les épinards.

 

Si les effets des oméga 3 sur les douleurs articulaires sont confirmés par de nombreuses études, il faut toutefois noter que l’effet sur les douleurs articulaires n’est pas immédiat. Il faut deux à trois mois pour réellement ressentir leur action. En prévention ils sont encore plus efficaces.
 
 

COQUILLAGES ET CRUSTACES

 

shutterstock_289459736Dans les squelettes des invertébrés marins et dans les carapaces des crustacés se cache une substance très intéressante : la glucosamine. Cet acide aminé est l’un des constituants essentiels du cartilage. La glucosamine soulage les symptômes douloureux, améliore la souplesse articulaire, lutte contre la dégradation du cartilage et semble permettre au moins en partie sa régénération.

 

Quand aux fruits de mer tels que les huîtres et les moules contiendraient des quantités importantes de l’acide aminé soufré cystéine et de taurine, deux substances anti-oxydantes majeurs.

 

Actuellement, on ne sait pas si manger des crustacés et fruits de mer présenteraient un intérêt majeur en cas d’arthrite et de rhumatisme. Quoi qu’il en soit, les crustacés sont des produits qui, par leur teneur en protéines, en lipides et en vitamines sont intéressants à mettre régulièrement au menu. Quand aux huîtres, une douzaine couvriraient la totalité des besoins quotidiens en zinc d’un adulte. Elles sont également avec les moules notre meilleur source de sélénium.

 

Concrètement les crustacés seront : araignée de mer, crevette, étrille, homard, langouste, langoustine, tourteau…
Les coquillages seront : bigorneau, bulot, coque, coquille Saint-Jacques, huître, moule, palourde, pétoncle…

 
 

EPICER SES PLATS

 

shutterstock_174986603Les deux épices les plus intéressantes se trouvent facilement en France : ce sont le gingembre, racine au goût poivré bien connue, et le curcuma, ingrédient indispensable du célèbre curry.

 

  • Le gingembre est connu depuis plus de 6000 ans en Inde et en Chine. Il était traditionnellement utilisé pour le traitement des troubles de la digestion et des douleurs rhumatismales. La médecine ayurvédique le décrit comme la plante de référence pour combattre les inflammations de toutes natures. Des recherches récentes ont confirmé le caractère anti-inflammatoire des composés du gingembre.

Concrètement, on l’utilise râpé ou haché frais ou en poudre, il parfume les plats, les soupes, les ragoûts. Ou peut aussi en ajouter dans l’eau du thé ou en faire une infusion à prendre à la fin du repas.

 

  • Le curcuma est une épice utilisée depuis des siècles en Inde comme plante médicinale mais aussi comme conservateur alimentaire et colorant. La médecine ayurvédique emploie le curcuma pour soigner une grande variété d’affections (maladie cutanées, pulmonaires et gastro-intestinales, douleurs, plaies, etc.) Les études ont confirmé ses propriétés grâce à la substance responsable : la curcumine. Cette substance est antioxydante, anti–inflammatoire, antivirale, antibactérienne, etc.

Concrètement, on l’utilise en marinade avec un peu d’huile d’olive, dans les soupes et veloutés, à saupoudrer dans les plats ou en infusion (1g à 1,5g de poudre pour 150ml d’eau bouillante et laisser infuser pendant 10 à 15 minutes). Boire 2 tasses par jour. Idéalement, il faudrait consommer entre 1,5g et 3g par jour de curcuma en poudre, soit environ l’équivalent d’une cuillère à thé. Seule ombre au tableau, la curcumine semble mal absorbée par le corps humain. La solution pour améliorer l’absorbtion est de toujours cuisiner le curcuma avec des graisses (huile d’olive ou de colza). En infusion, vous pouvez mélanger la poudre avec une petite cuillère d’huile de noix de coco.

 
 

MANGER DES ANTIOXYDANTS

 

shutterstock_198650816Légumes et fruits constituent notre principale source de minéraux et de vitamines, des micronutriments indispensables pour la santé (vitamine C, E, K, bêta-carotène, calcium, magnésium, potassium…). Mais ils apportent également d’autres phytonutiments très précieux : des flavanoides et autres polyphénols dont la plupart sont des antioxydants de premier ordre et des fibres qui aident à lutter contre l’inflammation.

 

Concrètement, il faut privilégier :

  • Côté fruits : les baies et fruits rouges (myrtilles, fraises, framboises, mûres, groseille, cerise), les agrumes, les pruneaux et les prunes, les kiwis, l’ananas et les dattes.
  • Côté légumes : les crucifères (chou-fleur, chou de Bruxelles, chou rouge et blanc, brocoli, chou frisé, brocoli, chou rave, chou romanesco…) radis noir, navet, rutabaga, raifort, artichaut, poivrons, épinard, tomate, céleri et ail.

Les quantités quotidiennes de fibres testées sont comprises entre 20 et 30g ce qui correspond aux apports quotidiens recommandés.

 

Prudence, il faut augmenter sa consommation de fibres progressivement et selon la tolérance de chacun afin d’éviter des inconforts intestinaux.

 

Pour améliorer l’absorption des antioxydants, n’hésitez pas à ajouter un peu d’huile d’olive ou de colza à vos préparations car certains d’entres eux ne sont bien absorbés qu’en présence de graisses.

 
 

PLUS D’ALIMENTS A IG BAS

 

Une corrélation a été montrée entre la gravité de l’inflammation et le niveau élevé de certaines substances appelées protéines glyquées dans le cartilage.

 

Les protéines glyquées déclenchent une augmentation de la production de cytokines inflammatoires et d’enzymes dégradant la matrice du cartilage.

 

Les protéines « glyquées » se forment proportionnellement à la quantité de glucose dans les tissus et via l’alimentation qui en apporte, parfois excessivement, déclenchant une réaction appelée « glycation ».

 

La glycation ou appelée glycosylation est le terme utilisé en biochimie au cours duquel les sucres se fixent sur des protéines, des lipides ou des acides aminés, modifiant de fait la structure des tissus et des cellules du corps, qui se rigidifient, voire finissent par se rompre.

 

Pour limiter la glycation spontanée dans les tissus, il est utile de suivre un régime alimentaire à faible index glycémique.

 
 

GARDER SON POIDS DE FORME

 

En cas de surpoids, le cartilage de nombreuses articulations subit un excès de pression qui favorise l’apparition de rhumatisme puis sa progression une fois déclarée. Parce qu’elles portent le poids du corps, les articulations les plus sensibles sont la colonne vertébrale, la hanche, le genou. On sait ainsi que chaque kilo en trop augmente d’un facteur 5 les pressions subies par la hanche, ce qui accélère la destruction du cartilage et occasionne des douleurs pendant la marche. D’autant que perdre quelques kilos ne fait pas que soulager les articulations, mais permet aussi de réduire l’inflammation.
 
 

N’OUBLIEZ PAS LA VITAMINE D

 

shutterstock_115649197Cette vitamine joue un rôle anti-inflammatoire important. Selon une étude publié dans le journal de référence Arthritis and Rheumatism, des suppléments de vitamine D permettraient de moduler l’inflammation.

 

Outre ses effets bénéfiques sur la masse osseuse très reconnue, la vitamine D aurait aussi un effet régulateur sur le système immunitaire. Un lien a été établi entre un bon apport en vitamine D et un risque plus faible d’arthrite rhumatoïde.

 

Chez les Méditerranéens, l’abondance de soleil favorise une production de vitamine D suffisante pour combler les besoins. Dans les pays nordiques, il est régulièrement nécessaire de se la procurer par l’alimentation et/ou les suppléments et quand la météo le permet par l’exposition au soleil. Pour recharger durablement nos réserves, il suffirait de s’exposer dix ou quinze minutes au soleil, chaque jour, mais sans protection ni à travers une vitre, pour que les rayons UVB parviennent à notre peau.
 
 

LE REPOS & L’EXERCICE

 

shutterstock_47847409Quand les articulations sont très enflammées et douloureuses, il est important de leur accorder du repos pour ne pas aggraver l’inflammation par le mouvement. Mais il est également important de faire de l’exercice pour que les articulations demeurent mobiles et les muscles résistants.

 

Dans les cas d’arthrite, il faut essayer de trouver l’équilibre qui convient entre le repos et l’exercice.

 

Quand survient une attaque aiguë d’arthrite inflammatoire, le repos est essentiel pour que l’inflammation ait une chance de se résorber, ce qui sera impossible si les articulations affectées sont constamment en mouvement. Le recours aux attelles est parfois nécessaire pour que certaines articulations, comme celles de mains et du poignet, demeurent parfaitement immobiles.

 

Il ne faut jamais oublier que les articulations qui restent dans la même position pendant longtemps s’ankylosent, et qu’il est plus difficile de les remettre en mouvement. Par exemple, le fait de placer un oreiller de support sous des genoux douloureux pendant qu’on est allongé dans un lit est très risqué : les articulations ankylosent en position pliée et il peut devenir extrêmement difficile de les déplier à nouveau.

 

Il est également recommandé de soumettre doucement ses articulations à l’exercice à la sortie du bain ou de la douche, quand elles sont chaudes et plus faciles à bouger.

 

Il peut être ennuyeux de faire des exercices chaque jour, et cela peut demander une bonne dose d’autodiscipline, c’est pourquoi il importe de se rappeler quels sont les buts que l’on essaye d’atteindre en faisant des exercices régulièrement. Il s’agit :

  • de maintenir la mobilité des articulations affectées
  • de raffermir ses muscles
  • de rester de manière générale en forme et en santé

Le meilleur exercice pour les personnes souffrant de n’importe quelle maladie rhumatismale est la natation, parce que toutes les parties du corps travaillent tandis que l’eau supporte le poids du corps. Marcher d’un bon pas pendant une demi-heure chaque jour est une autre excellente forme d’exercice, surtout en profitant du grand air.
 
 

UN EXERCICE DE RELAXATION

 

L’aspect le plus pénible est sans doute la douleur que cela provoque : douleur aiguë ou persistante, avec laquelle l’on doit apprendre à vivre. La douleur est épuisante, aussi bien physiquement que émotionnellement. Elle peut parfois même provoquer une dépression. Chacun ressent la douleur de manière différente. Certaines personnes tolèrent facilement la douleur, tandis que d’autres sont très affectées.

 

Si vous éprouvez ses douleurs et que cela vous touche émotionnellement, il est vital de les maîtriser de manière à ce qu’elles ne dominent pas votre vie. Voici un petit exercice de relaxation :

     

  • Trouvez un endroit tranquille où vous pouvez vous étendre confortablement sur le dos pendant une vingtaine de minutes.
  • Chassez de votre esprit toutes les pensées pénibles, et imaginez-vous dans un endroit particulièrement merveilleux – ou rappelez-vous de votre lieu idéal. Imaginez les sons environnants qui accompagnent le lieu : des oiseaux, des cigales, le vent dans les branches des arbres, la mer…
  • Relaxez tour à tour chacune des parties de votre corps, d’abord chaque pied, ensuite toute la jambe, puis chaque main et chaque bras, en remontant jusqu’au visage et à la tête. Contractez d’abord les muscles, puis détendez-les complètement de façon qu’ils soient inertes. Quand vous aurez fini, votre corps vous semblera très lourd et impossible à bouger.
  • Restez étendu comme cela pendant environ cinq minutes, ayant toujours à l’esprit votre lieu idéal et les sons que vous avez imaginés, et revenez tout doucement à la réalité. Ne vous pressez pas : bougez chaque partie de votre corps lentement, et quand vous serez prêt à vous relever, vous vous sentirez détendu, dans votre tête et dans votre corps.

 
 

QUELQUES CONSEILS PRATIQUES

 

  • Pour ouvrir les portes et robinets

Il peut être difficile, pour une main percluse d’arthrite, de saisir des poignées de porte ordinaires. Celles-ci peuvent être remplacées par des poignées à levier que vous pouvez actionner avec votre avant-bras ou votre coude si nécessaire. Les clés peuvent également être difficiles à faire tourner. Les clés de serrures à barillet peuvent être modifiées pour permettre d’avoir une meilleure prise. N’hésitez pas à vous informer auprès d’un serrurier.
Idem pour les robinets, ceux à levier sont plus faciles à ouvrir, et très facile à adapter au lavabo.

 

  • Pour faire la cuisine

Il est bon que vos surfaces de travail soient à une hauteur qui vous convienne, qu’elles soient toutes à la même hauteur et près les unes des autres, de façon que vous puissiez faire glisser les poêlons, les casseroles, la vaisselle, etc., sans avoir à les saisir et à les soulever. Ainsi que des armoires à portes coulissantes et choisir des casseroles et poêlons plus légers.
Si vos genoux ou vos hanches sont douloureux, procurez-vous un tabouret assez haut muni d’un support pour le dos, pour ne pas toujours être debout.
Par ailleurs, il existe toute une gamme de gadgets de cuisine, spécialement conçus pour les personnes qui ont des problèmes avec leurs mains, n’hésitez pas à vous renseigner auprès des boutiques de cuisine spécialisés.

 

  • Pour boire, manger, écrire

Si vous avez une mauvaise poigne, il vous paraîtra sans doute plus sûre de prendre les tasses, les verres et les assiettes avec vos deux mains. Les manches de couteaux, de fourchettes, de cuillères mais aussi les stylos seront plus faciles à manipuler s’ils sont recouvert d’un morceau de caoutchouc mousse pour qu’ils soient plus facile à tenir.
Et s’il vous arrive de laisser échapper un objet sur le sol ou d’avoir besoin d’un livre en haut d’une bibliothèque, des pinces peuvent vous être d’une grande utilité.

 

  • Pour vous habiller

Les mouvements les plus simples qu’on accomplit chaque jour, comme se pencher pour mettre ses chaussettes peuvent devenir pratiquement mission impossible pour les personnes dont les articulations sont douloureuses. Un instrument très simple, le bâton d’habillage. Vous pouvez également choisir des vêtements qui sont faciles à mettre et à enlever, comme les chaussures sans lacets. Les robes et les sous-vêtements, comme les soutiens-gorges qui s’attachent sur le devant seront plus faciles à porter. Les fermetures en « Velcro » pour éviter d’attacher les boutons, etc.

Fibromyalgie, Système musculaire

La fibromyalgie

LA FIBROMYALGIE



shutterstock_181674926La fibromyalgie, même si elle est aujourd’hui reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé, ne bénéficie pas d’éléments biologiques ou radiologiques permettant un diagnostic sans équivoque. Les fibromyalgiques peinent encore à se faire reconnaître en tant que malades.

 

Pour faire le diagnostic, il y a deux types de critères. Des douleurs diffuses qui doivent toucher les 4 quadrants du corps (le côté droit et le côté gauche, en dessus et en dessous de la ceinture). Ainsi que la palpation de points douloureux spécifiques, au moins 11 sur les 18 points officiellement répertoriés. Un autre symptôme fréquent est la raideur de la plante des pieds.

 

Un certain nombre de ces points sont très sensibles et même douloureux au palper. Ces points douloureux doivent être présents depuis au moins 3 mois pour que le diagnostic soit valable.

 

Les douleurs peuvent fluctuer en intensité dans le temps, mais elles ne disparaissent jamais totalement. Elles sont plus fortes le matin, lors des changements de temps et pendant les épisodes d’anxiété et de stress.

 

Lorsque les personnes atteintes de fibromyalgie restent un moment immobiles (au cinéma, lors d’une réunion, lors d’un repas…), leurs muscles deviennent durs et douloureux. La mise en mouvement matinale est toujours pénible car les muscles sont raides et douloureux.

 

En plus des critères diagnostics qui sont communs à l’affection, un certain nombre de symptômes se rencontre fréquemment et se surajoute aux douleurs de la maladie. La fréquence est variable d’un individu à l’autre :

 

  • faiblesse généralisée, douleurs musculaires diffuses, douleurs articulaires
  • perturbation du sommeil, problème d’endormissement, réveils fréquents au cours de la nuit
  • fatigue matinale et au cours de la journée
  • raideurs matinales généralement brèves
  • céphalées
  • dysménorrhée
  • colite, côlon irritable
  • sensation d’endormissement d’un membre, sensation de tuméfaction
  • états fébriles
  • sécheresses oculaires
  • problème psychiques divers : anxiété, dépression
  • baisse de la mémoire, mauvaise concentration
  • syndrome d’impatience des membres inférieurs

 

A chaque symptôme son rééquilibrage. C’est pourquoi, il serait impossible de lister toutes les solutions naturelles possibles liées à la fibromyalgie. Cependant avoir une bonne hygiène de vie est primordiale pour améliorer son état de santé quel qu’il soit.

 
 

L’IMPORTANCE D’UNE BONNE ALIMENTATION


shutterstock_146376080On ne le dira jamais assez, l’alimentation peut avoir une réelle incidence sur les symptômes de la maladie. Il est important de mettre en place diverses recommandations alimentaires afin d’aider au soulagement de ces symptômes.

 

  • Avoir une alimentation parfaitement saine et équilibrée.
  • Bien mastiquer les aliments et manger lentement afin de faciliter la digestion.
  • Privilégier la consommation d’aliments naturels, non industriels et de culture biologique.
  • Eviter les additifs alimentaires, les conservateurs, les édulcorants, les nitrites, les sulfites.
  • Eviter particulièrement le glutamate. On en parle ici.
  • Fuir les aliments des fast-foods, plats préparés les boissons gazeuses et sucrées.
  • Eviter les fritures, même faites maison.
  • Eviter les sucres raffinés : pâte blanche, pain blanc, pâtisserie, biscuit, gâteau…
  • Cuire les aliments à la vapeur, au four et à la plancha.
  • Boire au moins 1,5 litre d’eau par jour.
  • Avoir une alimentation alcalinisante, surtout le soir.
  • Eviter tout aliment contenant des graisses trans, et dîtes oui aux oméga 3 : oléagineux, graines, olives, huile végétale de première pression à froid…
  • Tester un régime sans produits laitiers d’origine animale, en cas d’intolérance.
  • Tester un régime sans gluten.
  • Supprimer le café, et le thé (sauf thé vert).
  • Modérer la consommation d’alcool.
  • Manger plus de fruits et de légumes.
  • Choisir des bonnes sources de protéines et de les varier : viande, poisson, oeuf, légumineuses…
  • Consommer des aliments riches en fibres, par exemple : céréales complètes, légumineuses, légumes verts, etc.

 
 

shutterstock_276771497GERER SON STRESS

 

Les personnes atteintes de fibromyalgie sont souvent dans un état de stress quasi permanent qui amplifie leurs symptômes. Certaines en sont conscientes et ne savent pas quoi faire. Parfois cet état de stress est tellement installé qu’elles ne « sentent » même plus sa présence. Il est alors primordiale de libérer le stress accumulé.

 
 

AMELIORER SON SOMMEIL

 

En pratique, la prise en charge des troubles du sommeil devrait faire partie intégrante du traitement de la fibromyalgie. Si les troubles du sommeil s’atténuent, les symptômes douloureux de la fibromyalgie auront plus de change de diminuer. Il est prouvé qu’il vaut mieux éviter les décalages horaires allant à l’encontre du soleil, c’est à dire se coucher tard, se lever tard alors que le soleil fait l’inverse. Nous sommes fait pour vivre le jour et non la nuit.

 
 

FUIR LA DEPRESSION

 

La dépression s’explique par la baisse de l’énergie disponible pour les neurones. Le cerveau consomme 20 à 30% de l’énergie du corps (oxygène et glucose). La fatigue retentit donc sur l’humeur, la capacité d’adaptation, le stress, le surmenage, l’anxiété… Pour connaître les solutions, on en parle ici.

 
 

REGULER SON TAUX DE CORTISOL

 

La sécrétion de cortisol varie selon les individus. Une personne peut sécréter des niveaux plus élevés de cortisol que d’autres dans la même situation. Cela dévient nuisible lorsque nous développons une résistance surrénale, soit un rythme de cortisol perturbé entraînant des multitudes de troubles annexes similaires à la fibromyalgie : stress, dépression, anxiété, irritabilité, fatigue, insomnie, faiblesse immunitaire, fertilité, hormonaux, nerveux, musculaire… On en parle plus en détails ici.

 
 

LA RESPIRATION

 

Lorsque nous inspirons, l’air entre dans nos bronches et dans nos poumons. A ce niveau se produit l’oxygénation de notre sang qui, en circulant dans notre corps, va apporter de l’énergie à chacune de nos cellules : au niveau de nos muscles, nos organes, notre cerveau, etc.

La respiration est un processus automatique qui n’a pas besoin de notre intervention pour fonctionner me direz-vous. Et pourtant, bien souvent, notre respiration « se bloque » et perd de son amplitude. L’objectif est de libérer le diaphragme de ses tensions et de remettre en route le système respiratoire libre de toute émotion et de stress.

 
 

FAITES-VOUS PLAISIR

 

Que ça soit par des activités créatives, un peu de méditation, de yoga, une randonnée à pied, rester assis paisiblement, prendre un bain, écouter de la musique. Prenez un temps déterminé rien que pour vous. Ce temps vous appartiendra. Aussi, si vous décidez de vous relaxer, faites-en un choix positif et ménagez-vous un moment pour demeurer seul et tranquille chaque jour.

Apprenez comment on se sent à vivre le moment présent. Quand vous vous brossez les dents, que vous prenez une douche ou un bain, faites-le lentement ; concentrez-vous sur ce que vous faites et saisissez l’occasion de « connaître votre corps » et son fonctionnement. Vos muscles sont-ils détendus ? Comment est votre respiration ? Comment vous sentez-vous ? etc.

Fatigue, Spasmophilie, Système musculaire, Système nerveux

Le magnésium

LE MAGNESIUM


 

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Participant à plus de 300 réactions métaboliques, le magnésium est un minéral essentiel au bon fonctionnement de l’organisme.

 

Il agit en association étroite avec le sodium, le potassium et le calcium, avec lesquels il doit rester en équilibre dans l’organisme.

 

On retrouve environ 50% du magnésium de l’organisme dans les os et les dents, le reste se situant dans les muscles, le foie et autres tissus mous. Le magnésium est éliminé par les reins.

 

Surtout connu pour son action sur le stress et sur l’équilibre nerveux et musculaire, le magnésium possède aussi de nombreux rôles. Par exemple :

 

  • Il participe au métabolisme des glucides et des lipides.
  • Il participe à la synthèse des protéines.
  • Il favorise l’action des messagers chimiques cérébraux.
  • Il favorise aussi la croissance, la mémoire, les mécanismes de défense immunitaire, la solidité de l’émail des dents, le transit intestinal.
  • Il est nécessaire au bon fonctionnement des cellules.

 

Carence en magnésium

 

Une carence peut-être due à une insuffisance d’apport en cas de mauvaise alimentation (type snack par ex), de restriction alimentaire (régime), de restriction des aliments riches en magnésium, ou de trouble de l’absorption intestinale (comme la maladie coeliaque).

 

Le stress est une autre cause possible de carence car les hormones dites du stress (comme le cortisol) augmentent la fuite du magnésium au niveau rénal. En réalité on devrait plutôt parler des stress plutôt que du stress car il peut s’agir :

 

  • D’un stress physique dû à un entraînement ou une compétition sportifs ou déclenché par une maladie ou une opération.
  • D’un stress émotionnel intense comme lors d’un accident ou de la perte d’un être cher.
  • D’un stress auditif : bruit intense et répétitif…
  • D’un stress de la vie courante : pression professionnelle, soucis familiaux…
  • Il peut s’agir également d’un stress dû au rythme de vie : levé rapide du matin, stress des trajets dans les embouteillages et parfois activités trop importantes dans la journée…

La carence en magnésium peut être due également à une plus grande élimination rénale suite à certaines affections rénales ou en raison d’une forte consommation d’alcool. Prudence en cas d’insuffisance rénale grave, dans ce cas le magnésium est contre-indiqué.

 

Les signes de carence

 

  • Troubles nerveuxshutterstock_198047468
  • Insomnies
  • Faiblesse musculaire
  • Crises tétaniques
  • Tremblements
  • Fatigue
  • Maux de tête
  • Spasmophilie
  • Fourmillements
  • Inflammations
  • Irritabilité
  • Vertiges
  • Crampes

 

Les sources du magnésium

 

Notre organisme ne peut pas se passer de ce précieux ingrédient, dont le stock doit être sans cesse renouvelé. Heureusement il nous est fourni par l’alimentation. On en trouve dans les noix, les amandes, les haricots secs, les lentilles, les céréales complètes, le maïs, certains poissons et crustacés.

 

Le magnésium est également apporté par l’eau de boisson, notamment certaines eaux minérales type Hépar.

 

Pour être sûre d’absorber suffisamment de magnésium chaque jour, la meilleure solution consiste à intégrer dans l’alimentation quotidienne ses aliments.

 

Bizarrement l’absorption est plus importante lorsque l’apport en magnésium est faible. Cela signifie donc que la dose totale de magnésium doit être répartie dans la journée et non apportée en une seule fois.

 

D’une manière générale, les aliments complets contiennent deux fois plus de magnésium que les aliments raffinés.

 

Aujourd’hui les aliments raffinés (pain blanc, pâtisseries, sodas, confiseries, plats industriels…) ont pris une place prépondérante dans notre alimentation. Or, ces produits obligent l’organisme à puiser dans ses nutriments disponibles (particulièrement le magnésium) pour mener à bien leur assimilation. Lorsque l’on boit beaucoup de sodas, l’élimination rénale du magnésium est intensifiée par le phosphore contenu dans ces boissons. Une consommation trop importante et régulière d’alcool aboutit au même résultat.

 

Les apports nutritionnels recommandés sont pour la population française de 6mg de magnésium par kilo et par jour, soit :

 

  • pour une femme de 55kg : un apport de 330mg par jour
  • pour un homme de 70 kg : apport de 420mg par jour

Il est possible d’augmenter l’apport pour les adolescents en forte croissance, pendant la grossesse /allaitement, ménopause, situation de stress intense et répétée, exercice physique intense, consommation importante d’alcool, régime alimentaire trop riche en sucres…

 

En complément alimentaire, pas de magnésium sans vitamine B6 et Taurine pour en améliorer l’assimilation. Moins connue, il existe une synergie naturelle entre la silice colloïdale et le magnésium. Surtout lorsque les effets bénéfiques du magnésium diminuent au bout de quelques semaines. Pour un meilleur résultat, la silice colloïdale peut aider.

Grâce à ses propriétés semi-conductrices, elle optimise la répartition corporelle du magnésium en favorisant les échanges membranaires. Dans le même temps, elle stimule l’élimination rénale du magnésium non utilisé. Le taux de magnésium obtient donc une meilleure distribution et élimination de l’excédent.

 

Prudence, il est recommandé d’éviter de prendre de fortes doses de magnésium pendant longtemps, car cela peut entraver l’assimilation du calcium et du phosphore. Les rapports entre tous ces métaux ne sont alors plus respectés.

Système immunitaire, Système musculaire, Système nerveux, Vitamines

La vitamine D

LA VITAMINE D


 

La vitamine D est souvent désignée comme la «vitamine du soleil» parce qu’elle est produite entre autres à partir de l’exposition de la peau aux ultraviolets (UVB).

 

Notre peau peut faire suffisamment de vitamine D en 30 minutes seulement en passant par le visage, les mains et les pieds exposés. L’exposition du corps entier pendant 15 minutes peut produire entre 10 000 à 20 000 UI (unités internationales) de vitamine D3.

 

Cependant, de nombreux facteurs influent sur ​​la capacité de notre corps à produire de la vitamine D : par la différence de teint, ou via l’utilisation de crème solaire, les nuages, l’heure d’exposition, l’âge de la personne, la latitude et la saison.

 

Par exemple, les personnes de teint plus foncé produisent moins de vitamine D que les personnes à la peau claire.

 

Ou bien l’utilisation d’un écran solaire est importante pour la prévention du cancer de la peau, mais malheureusement il a pour effet de bloquer la production de vitamine D arrêtant les rayons UVB avant d’atteindre notre peau.

 

Les nuages peuvent réduire l’énergie UVB de 50%. Les rayons UVB ne traversent pas le verre, l’exposition au soleil à l’intérieure ou dans une voiture ne favorise pas la production de vitamine D.

 

A mesure que nous vieillissons, la capacité de fabriquer de la vitamine D dans la peau diminue, et c’est l’une des raisons pour lesquelles les personnes âgées sont plus susceptibles d’avoir de faibles niveaux de vitamine D.

 

Quand à la latitude, au-dessus de 51°, le rayonnement solaire permet avec difficulté de synthétiser la vitamine D en hiver. Paris a une latitude Nord de 48°, variant de 8° entre Ajaccio et Dunkerque.

 

Ceci est dû à l’inclinaison des rayons du soleil par rapport à la Terre qui augmente dans l’hémisphère Nord. Le rayonnement solaire traverse plus obliquement la couche d’ozone avec une absorption des UVB qui est plus importante.

 

Il faut aller vers des latitudes plus basses, inférieures à 25° de latitude Nord, comme par exemple en Egypte, pour qu’il n’y ait plus de différence, aux heures les plus chaudes, entre l’exposition solaire aux UVB de l’été et de l’hiver.

 

LE ROLE DE LA VITAMINE D

 

La vitamine D permet la fixation du calcium sur les os et renforce la trame osseuse et le squelette. Elle aide aussi à fixer le phosphore, participant ainsi à la santé et à la croissance des dents et des os, prévenant l’ostéoporose et les fractures.

 

Nous avons besoin d’elle pour prévenir la faiblesse musculaire et bénéficier d’un système immunitaire efficace.

 

Notamment, elle améliore la santé du système nerveux et l’un de ses rôles moins connu est de participer à la régulation du rythme cardiaque et de prévenir certains cancers digestifs.

 

La vitamine D est stockée dans le foie, les muscles et les graisses. C’est pourquoi, à condition de s’exposer suffisamment au soleil, on considère que la peau fabrique assez de vitamine D au cours des mois d’été pour satisfaire à nos besoins pour le reste de l’année.

 

Cela dit, il est possible que le corps humain stocke la vitamine D pendant une durée de seulement 2 à 3 mois en moyenne.

 

Dans ce cas, pour les personnes à la peau foncée ainsi que celles qui ne sortent pas assez (bébés, malades, personnes âgées), ou bien qui ne s’exposent pas du tout, la vitamine D alimentaire est essentielle.

 

OU LA TROUVER ?

 

  • Jaune d’oeuf
  • Foie de morue
  • Poisson gras : maquereau, sardine, hareng, thon, saumon…
  • Fromage
  • Beurre de préférence cru
  • …et surtout dans les rayons du soleil !

Ces derniers permettent au cholestérol de la peau de se transformer en vitamine D.

 

Mais les apports de vitamine D par l’alimentation ont des limites dans la capacité d’absorption. Dans ce cas la supplémentation est nécessaire, surtout en hiver, voire toute l’année pour certaines personnes facilement carencées.

 

Il est préférable de choisir de la vitamine D3, d’origine animale, plutôt que de la D2, d’origine végétale pour la raison qu’1UI de vitamine D2 n’équivaut pas à 1UI de vitamine D3 et qu’il faut prendre plus de vitamine D2 pour augmenter le taux sanguin de vitamine D de façon comparable.

 

La vitamine D2 se fixe également moins bien sur le système de transport de la vitamine D et elle est détruite plus rapidement. Au passage au niveau du foie, la vitamine D3 est cinq fois mieux transformée que de la D2.

 

Ainsi notre corps peut utiliser la vitamine D2 en petites quantités mais il utilise beaucoup mieux la vitamine D3.

 

La vitamine D3 : cholécalciférole ou colécalciférol est issue de lanoline, substance naturelle de la laine.

La vitamine D2 : ergocalciférol, provient de l’exposition aux rayons UVB de l’ergostérol, qui est un champignon parasite du seigle.

Spasmophilie, Système musculaire, Système nerveux

La spasmophilie

LA SPASMOPHILIE


 

Spasmophilie, un nom grec signifiant « affinité pour les spasmes ». Drôle d’affinité, n’est-ce pas ?

 

Ce terme n’existe qu’en France, au Québec et en Belgique. A l’internationale, on parle d’attaque de panique ou de « latent tetany » alors que seulement 10% des spasmophiles ont des crises de tétanie.

 

La spasmophilie est une hyperexcitabilité neuromusculaire entraînant des crises espacées par des intervalles plus ou moins longs, voir au quotidien, accompagnés d’une affection-carrefour, où se mêlent un facteur psychologique héréditaire (grande émotivité, anxiété), des facteurs métaboliques (troubles calciques) et des facteurs acquis (surmenage stress…).

 

Elle se manifeste par de nombreux symptômes :

 

  • Musculaire : crampes, fourmillements dans les jambes, les bras, les mains et le visage, contracture, crispation, tics des paupières, douleurs neuromusculaires du dos et de la nuque, sensation de fourmillements au niveau des lèvres, du menton, des extrémités, tremblements…
  • Psychologique : peur de sortir, trouble de l’humeur, sensation de boule dans la gorge, gêne respiratoire, manque d’air, oppression, agoraphobie, claustrophobie…
  • Digestif : aérophagie, brûlures d’estomac, spasmes douloureux des intestins, diarrhée ou constipation, douleurs du bas ventre, spasmes digestifs, intestinaux, crampes à l’estomac, nausée…
  • Divers : fatigue, troubles du sommeil, maux de tête, flou visuel, palpitations, tachycardie, trouble de la mémoire…

Soyez prudent, ces symptômes ne sont pas spécifiques et peuvent correspondre à de nombreuses pathologies.

 

COMMENT SAVOIR SI JE SUIS SPASMOPHILE ?

 

Alerté par les résultats d’un premier interrogatoire, le médecin procède à des examens cliniques qui objectivent l’hyperexcitabilité neuromusculaire par :

 

  • Le signe de Chvostek : contracture, réflexe de la commissure des lèvres lors de la percussion de l’arcade zygomatique.
  • Le signe de Trousseau : la pose d’un garrot veineux pendant une dizaine de minutes provoque une contracture typique du membre : la main se crispe, fléchit sur l’avant-bras, qui se recroqueville sur le thorax. Il s’agit alors d’une crise de tétanie localisée.
  • Le signe de Weiss : contraction réflexe de la paupière lors de la percussion de l’apophyse externe de l’orbite.
  • Le signe de Lust : dorsiflexion du pied lors de la percussion du nerf sciatique poplité externe, au niveau de la tête du péroné.
  • L’épreuve hyperpnée : une hyperventilation provoquée de trois minutes accentue les réflexes précédemment décrits, en particulier le signe de Trousseau.

 

Des symptômes peuvent être également détectés par l’électromyogramme et des examens biologiques peuvent être complémentés tels que le calcium, vitamine D, phosphore, magnésium

 

Bien que très importante, la découverte d’une carence minérale n’explique pas la cause de la pathologie, dont l’origine se situe plus dans la capacité d’absorption à travers la membrane cellulaire, qui semble être modifiée chez les spasmophiles.

 

 

QUE FAIRE ?

 

Il est certain que les tranquillisants, les hypnotiques, les antidépresseurs, les neuroleptiques, les sédatifs, les psychostimulants ne seront jamais la solution, au risque de développer d’autres effets secondaires non négligeable en plus de la spasmophilie.

 

La spasmophilie est un déséquilibre dans la réserve minérale en particulier entre le magnésium et le calcium. Mais aussi le potassium qui peut être impliqué dans ce déséquilibre et peut ainsi régulariser les flux de tous les autres sels minéraux.

 

Ainsi, la supplémentation en magnésium est une solution importante pour combattre la spasmophilie et intervient sur l’hyperexcitabilité musculaire, ainsi que le calcium et le potassium. La vitamine B6 soutient le métabolisme de la sérotonine, et l’absorption cellulaire du magnésium.

 

La prêle est également une base incontournable, la silice de la plante va favoriser la fixation du magnésium, du calcium et du phosphore.

 

On pourra y adjoindre selon les cas, la passiflore en cas de nervosité excessive avec anxiété facile. Ou bien la valériane en cas d’insomnie associée.

 

La spasmophilie est également aggravée par un fonctionnement digestif perturbé. On pense souvent que la spasmophilie favorise la colite. Mais l’inverse peut être également vraie : une inflammation du côlon rend plus fragile et plus vulnérable au niveau du système nerveux. Une bonne alimentation est primordiale. Par exemple, les glucides ont leurs rôles à jouer. L’élévation du taux de sucre dans le sang interfère avec la mise à disposition de certains neurotransmetteurs et du magnésium, qui contribuent au bon fonctionnement du système nerveux.

 

A côté d’un programme nutritionnel, il est très utile d’accompagner un exercice physique et/ou créatif, un sommeil de qualité, des horaires réguliers, une vie calme sans stress, des massages pour détendre les muscles…

 

C’est pourquoi on ne peut pas étudier une maladie si l’on ne tient compte que d’une structure. Il faut prendre en charge l’ensemble des symptômes dans sa globalité physique, psychique, nerveux, métabolique, digestif… La spasmophilie est un syndrome dont les causes sont multifactorielles.