Amaigrissement

La prise de poids

LA PRISE DE POIDS


 

shutterstock_266807336Les raisons d’une prise de poids sont souvent très complexes.

Certaines personnes ne mangent vraiment pas beaucoup, mais stockent énormément. D’autres ont l’impression de manger peu, mais elles mangent mal et/ou n’éliminent pas assez. On peut ainsi trouver tous les cas de figure.

 

Ce qui est certain, c’est que manger insuffisamment n’est sûrement pas la solution : le corps pense que c’est une période de famine qui s’annonce et met en route un ensemble de systèmes qui auront pour effet de stocker tout aliment arrivant dans l’estomac, même une feuille de salade.

 

On arrive parfois à des extrêmes où certaines personnes ne mangent presque plus rien mais stockent énormément !

 
 

Pour perdre du poids, il n’y a pas de solution miracle ni de recette magique, mais il y a des stratégies qui peuvent aider.

 

En naturopathie, nous cherchons toujours la cause aux symptômes afin de retrouver un équilibre pour chacun. Voici quelques points important à souligner.

 
 

CORTISOL ET PRISE DE POIDS

 

Plusieurs études ont révélé qu’une réduction du stress et un retour à des taux de cortisol normaux peuvent aider à réduire le taux de graisse corporelle, à contrôler la pression sanguine, à améliorer la sensibilité à l’insuline, à équilibrer le taux de glycémie et à contrôler l’appétit.

 

Le stress contribue au gain de poids principalement à cause du cortisol, principale hormone du stress dont le taux reste élevé tant que nous sommes soumis à un stress chronique. Il communique au cerveau un message puissant, celui d’augmenter l’appétit et de créer le besoin de certains aliments, en particulier de glucides et de lipides parce qu’ils sont riches en calories.
Par ailleurs, le cortisol ralentit aussi notre taux métabolique en bloquant les effets de bon nombre d’hormones importantes :

 

  • dont l’insuline, d’où un déséquilibre du taux de sucre sanguin et le besoin féroce de glucides qui s’ensuit.
  • mais aussi la sérotonine d’où parfois un état de fatigue et de dépression.
  • l’hormone de croissance d’où une perte de masse musculaire et une accumulation de graisse.
  • et les hormones tels que la testostérone et l’oestrogène

 

En somme, à cause des facteurs qui agissent simultanément lorsque nous sommes stressés, nous mangeons davantage, brûlons moins de calories et emmagasinons plus de graisses.

 

Pour en savoir plus sur le cortisol. 
 
 

L’AUTRE ROLE DE L’INSULINE

 
L’insuline a pour principal rôle la régulation du taux de sucre sanguin, les gens l’associent surtout au diabète, alors que cette hormone a plusieurs autres fonctions.

 

En plus de maintenir le sucre sanguin à des taux bas et stables, l’insuline est aussi responsable du stockage de la graisse dans les cellules adipeuses, du sucre dans le foie et les muscles (sous forme de glycogène) et de l’acheminement des acides aminés vers la synthèse des protéines (formation de muscles).

 

Ces diverses fonctions valent parfois à l’insuline le surnom d’« hormone de stockage » parce qu’elle aide le corps à garder en réserve, là où il le faut, les sources d’énergie pour usage ultérieur.

 

Malheureusement, le stockage n’enchante guère celui ou celle qui cherche à perdre du poids.

 

Dans ces cas, il serait intéressant de trouver l’équilibre entre les bons et les mauvais glucides via entre autre l’index glycémique.

     

  • Un taux de glycémie trop élevé et la combustion de graisse cesse parce que le corps, saturé de sucre, décide de l’emmagasiner.
  • Un taux de glycémie trop bas et le corps cesse de brûler de la graisse parce qu’une quantité insuffisante de glucose l’empêche de lancer le processus combustion de la graisse. Il est alors question de trouver SON équilibre.

 

ACCRO AU SUCRE ?

 

Lorsque l’on mange des aliments sucrés, le cerveau, content, fabrique de la sérotonine, une substance apaisante et antistress. Certaines personnes avalent ainsi trois à six collations riches en sucres par jour pour « se calmer ». Hélas, les sucres rapides font grossir par divers mécanismes, particulièrement les femmes stressés, celles qui souffrent de syndrome prémensturel, de dépression hivernale et lors de l’arrêt du tabac (la nicotine augmente la sérotonine et son interruption a l’effet inverse).

 

Moins il y a de sérotonine, plus il y a de fringale.

 

Manger au quotidien des aliments naturellement riches en précurseurs de la sérotonine en remplaçant les sucres rapides par des sucres lents comme le riz complet, les haricots secs, les lentilles etc. Mais aussi les oeufs, viandes et volailles, poissons, soja, tomates, aubergines, avocats, pain de blé complet, banane, dattes, noix, prunes…
 
 

OUI AUX OMEGAS 3

 

Et oui, il faut manger de bonnes graisses pour perdre de la mauvaises graisses.
L’une des plus grandes idées totalement fausses sur la perte de poids est que nous avons besoin de manger une alimentation très faible en gras.

 

Il ne faut justement pas faire l’impasse sur les acides gras riche en oméga 3, qui brûlent facilement et accroissent les échanges entre les cellules et l’utilisation du sucre. Ils s’opposent à l’obésité et au diabète en diminuant la résistance à l’insuline.

 

Ils facilitent également l’action de la sérotonine au niveau cellulaire : huile de colza, huile de noix de préférence vierge première pression à froid et des poissons gras type maquereau, sardine, hareng, saumon…

 
 

MANGER A LA BONNE HEURE

 

Le petit déjeuner de roi, le déjeuner de prince et le dîner de pauvre sont une notion à intégrer au quotidien. Car il est meilleur pour la ligne de manger copieux en première partie de journée et léger dans la soirée.

 

Ce phénomène, maintes fois constaté, s’explique par nos variations hormonales. Le matin, une hormone favorisant la prise de poids (insuline) et une autre entravant le processus (glucagon) sont sécrétées en même temps. Ainsi, la prise de petit déjeuner ne provoque ni gain, ni perte de poids. En revanche, le soir, l’insuline est sécrétée bien avant le glucagon. Elle a donc le temps d’induire un stockage avant d’être arrêtée dans son élan.

 

  • Mieux vaut faire cinq petits repas que trois gros repas.

On sait désormais qu’en fractionnant nos repas en cinq voire six prises par jour, on risque moins de prendre du poids. Il ne s’agit pas de grignoter, mais de manger moins à chaque collation ou mini-repas. En effet, lorsque l’on avale des petites quantités de calories en plusieurs fois un système s’oppose au stockage.

 

  • Planifiez vos propres repas.

L’un des conseils les plus importants est de prévoir ses changements alimentaires, en ayant ses collations et ses idées repas sous la main. Surtout en choisissant SES aliments et en ne suivant pas de recettes compliqués et dictés que nous ne suivront pas au long terme. L’objectif est de trouver sa nouvel hygiène de vie et non de faire un régime sur une courte durée.

 
 

PRATIQUER UNE ACTIVITE SPORTIVE

 

Il faut absolument choisir une activité physique qui vous plaît, et qui soit adapté rien que pour vous !

Longues marches, cyclisme, natation, stretching, yoga…

 

En plus des bienfaits en général sur la santé, le sport provoque une hausse du taux d’hormones « brûleuses » de graisses, telles que la testostérone et l’hormone de croissance.

 

L’activité physique est bonne pour le moral, et permet de détourner l’attention de la nourriture.

 

Sans compter qu’elle dessine et sculpte notre corps, ce qu’aucun régime au monde ne peut faire.

 
 

UNE BONNE HYDRATATION

 

Il est important de fuir la déshydratation. L’eau est un catalyseur important dans la perte de poids parce qu’une hydratation adéquate est essentielle pour brûler des calories, maintenir une bonne musculature et stimuler le métabolisme en général. Si on souffre de déshydratation, même faible, le taux de cortisol augmentera et le taux métabolique chutera.

 

Bien que les besoins en eau puissent varier selon les conditions environnementales et selon le niveau d’exercices physique, en règle générale, il est recommandé de boire huit verres d’eau par jour. C’est la recommandation, basée sur l’estimation chimique de la quantité d’eau nécessaire pour métaboliser 1500 à 2000 calories dérivées d’un régime alimentaire mixte.

 
 

EQUILIBRER LES HORMONES

 

Pour certains, bien manger et pratiquer un sport au quotidien et divers modifications, cela ne suffit toujours pas pour perdre du poids. Ceci peut être provoqué par une perturbation du système endocrinien, et peut impliquer des déséquilibres avec certaines hormones tels que l’œstrogène, la progestérone, la testostérone, et le cortisol.

La thyroïde est une autre hormone glande productrice qui est extrêmement importante pour un bon métabolisme. Une glande thyroïde est un des problèmes de santé les plus difficiles à diagnostiquer.

N’hésitez pas à demander un bilan hormonal à un spécialiste.

 

Aux alentours de 50 ans ? Si vous prenez du poids de façon inexpliquée, faites un bilan hormonal. Les hormones s’emballent en préménopause et leur déséquilibre provoque une répartition différente des graisses corporelles. Ces dernières s’installent dans la partie inférieure du corps, notamment sur le ventre d’où il est difficile de les déloger. Un rééquilibrage est conseillé afin d’éviter les désagréments.

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